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Bilan à mi-législature

François Longchamp: «Aucun système n’est immuable»

Par Eric Budry. Mis à jour le 14.02.2012 3 Commentaires

Il reste vingt-un mois au Conseil d'Etat avant le changement de législature. La Tribune de Genève a soumis les sept ministres à la question.

François Longchamp, chef du Département de la solidarité et de l'emploi, photographié dans son bureau du 14 Hôtel-de-Ville: «Je ne mets toutefois pas sur le même plan les soucis politiques que constituent le dossier de la police et le nouveau réseau TPG avec l’affaire Mark Muller.»

François Longchamp, chef du Département de la solidarité et de l'emploi, photographié dans son bureau du 14 Hôtel-de-Ville: «Je ne mets toutefois pas sur le même plan les soucis politiques que constituent le dossier de la police et le nouveau réseau TPG avec l’affaire Mark Muller.»
Image: Laurent Guiraud

Forces et faiblesses

François Longchamp est considéré comme l’un des hommes forts du Conseil d’Etat avec David Hiler.

Ses faiblesses: le conseiller d’Etat supporte mal d’être contredit et peu se montrer cassant; à force de serrer les cordons de la bourse, la qualité de certaines prestations est affectée; la multiplication des réformes rend ardue une vision d’ensemble des effets de sa politique.

Ses forces: travailleur, intelligent, il défend ses dossiers avec une force de conviction indiscutable; sa personnalité et ses qualités inspirent le respect; doté d’une vision politique, il parvient à la matérialiser par ses réformes; radical dans l’âme, il a le sens de l’Etat. E. BY

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François Longchamp, vous reste-t-il encore quelque chose à entreprendre dans votre département après avoir mené tant de réformes?

– Toutes ces réformes étaient nécessaires. Et il s’agissait d’affaires compliquées puisqu’elles ont été contestées par référendum. Cela leur a du reste donné une légitimité populaire. Il reste encore des réflexions que je veux mener durant cette législature. Comme celle sur le marché du travail et son contrôle. Un autre enjeu est la réforme du fonctionnement de l’Office cantonal de l’emploi. Mais celle-là est déjà bien avancée.

Les syndicats ont lancé une initiative pour renforcer le contrôle du marché du travail. Vous admettez également que Genève peut mieux faire?

– Ce qui a été mis en place à Genève est ce qu’il y a de plus avancé en Suisse. Cela ne veut pas dire que c’est suffisant. C’est pour cela que je veux y réfléchir. En revanche, l’initiative propose que ce contrôle soit effectué par des syndicalistes et payé par l’Etat. C’est totalement contraire à la culture suisse du partenariat social et à l’impartialité que l’on attend de contrôleurs. Je veux démontrer que cette initiative marche sur la tête et je présenterai vraisemblablement un contre-projet.

Si la crise persiste, il sera de plus en plus difficile de réinsérer chômeurs et bénéficiaires de l’aide sociale. Ne craignez-vous pas qu’on fasse porter le chapeau à vos réformes?

– C’est précisément parce que la situation économique est difficile que ces réformes étaient nécessaires! Mais il faut être conscient des limites. Aucun système ne peut tout résoudre. Et aucun n’est immuable. Si la situation se dégrade fortement, il faudra songer à de nouvelles adaptations.

Les chômeurs en fin de droits qui ne remplissent pas les conditions pour l’aide sociale ne sont-ils pas les laissés-pour-compte du nouveau dispositif? – Il est vrai qu’ils ne peuvent bénéficier du stage d’évaluation de quatre semaines. Mais ils ont accès aux autres prestations d’insertion professionnelle, comme l’allocation de retour à l’emploi ou les emplois de solidarité. Cela dit, une politique sociale est quand même là pour venir en aide en priorité à ceux qui en ont le plus besoin.

Le Conseil d’Etat est-il en crise?*

– Je dirais qu’il vit une période particulière qui n’est pas facile. Les événements de ces dernières semaines mobilisent beaucoup d’énergie. Je ne mets toutefois pas sur le même plan les soucis politiques que constituent le dossier de la police et le nouveau réseau TPG avec l’affaire Mark Muller. Là, il s’agit d’une affaire personnelle, qui a certes des répercussions politiques.

*Note: L’interview a été réalisée avant le retrait de la plainte contre Mark Muller suite à un accord entre les parties. (TDG)

Créé: 14.02.2012, 10h27

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3 Commentaires

Pierre Mathey

14.02.2012, 11:02 Heures
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Bilan: politique sociale désastreuse. des genevois de souches vont se retrouver à la rue. Réinsértion professionnel: tu fais mal, tu veux pas y aller tu touches pas. ( ça ressemble à de l'esclavagisme et du communisme)
Et c'est le salaire au mérite. encore une fois c'est faites ce que je dis pas ce que je fais.
Il a bousillé nôtre système social. Et les emplois il y en a pas plus,si pour les fra
Répondre


Léon Teux

14.02.2012, 11:31 Heures
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Le chômage n'a quasiment pas baissé de 2004 à 2010 malgré la croissance démesurée.
La pénurie de logements pousse les résidants genevois à s'établir en France.
Chômeurs, ils ne font pas partie de la statistique.
Combien de non-suisses résidant en France, sur Vaud et GE travaillent à l'Etat et dans le secteur public ?
= combien de postes à donner aux Suisses puis aux résidants GE en priorité ?
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