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Eric Stauffer: «Je gagne 300'000 francs et paie 80'000 francs d'impôt par an»

Par Jean-François Mabut. Mis à jour le 30.05.2012 43 Commentaires

Le candidat au Conseil d'Etat aurait caché des actes de défaut de biens. L'hebdomadaire L’Illustré revient à la charge.

Image: Bonzon (Archives)

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«Oui, j'ai trébuché dans ma vie, Oui, je me suis relevé. Aujourd'hui, mon épouse et moi gagnons 300'000 francs et nous payons 80'000 francs d'impôt par année. Nous sommes à jour avec nos acomptes fiscaux mensuels 2012. La Chancellerie a reçu tous les certificats requis de non-poursuite et de bonne vie et mœurs me concernant. Le reste n'est que malveillance et se réglera devant la justice pénale et civile.» Le reste c'est l'article que L'Illustré publie cette semaine. L'hebdomadaire explique que l'attestation de non-pousuite brandie par Eric Stauffer le 11 mai dernier «cache habilement la réalité».

Selon le journal, le candidat du MCG qui brigue la succession de Mark Muller le 17 juin et veut déloger Isabel Rochat du Ministère de justice et police, a payé le 11 mai trois poursuites en force pour une somme totale inférieure à dix mille francs. Il a demandé dans la foulée une attestation de non poursuite que lui a légalement octroyée l'Office des poursuites. Mais, explique le journaliste Robert Habel, le candidat a demandé le type d'attestation où ne figurent que les poursuites en force, mais pas les actes de défaut de biens. Or, écrit l'hebdomadaire, le total des actes de défaut de biens du candidat au Conseil d'Etat atteindrait environ 200'000 francs.

Des actes de défaut de bien anciens

Eric Stauffer conteste ce montant. L'élu ne nie pas qu'il a traversé des difficultés dans sa vie. Il ne nie pas qu'il a des actes de défaut de biens. Mais aujourd'hui, constate-t-il, fort de l'attestation de non poursuite, aucun créancier ne demande à être remboursé, tout simplement parce que les sociétés concernées ont disparu ou parce qu'il y a eu des arrangements ou encore pour des raisons qu'ils ignorent.

Le magistrat MCG fait valoir que jusqu'à récemment les actes de défaut de biens étaient imprescriptibles. Désormais, ils sont annulés après 20 ans. Eric Stauffer sera libéré des derniers en 2017. «Ces scories du passé qui sont des boulets pour nombre de PME sont la raison pour laquelle l'Office des poursuites octroie des attestations de non-poursuite sans citer les actes de défaut de bien», affirme Eric Stauffer. Et de conclure: «Pour le reste, la justice civile et pénale se prononcera sur ce qui est pure diffamation, voire calomnie à mon encontre.»

Dettes fiscales

Dans le même article, le journaliste écrit encore tenir de bonnes sources que le magistrat d'Onex a passé un arrangement avec le fisc genevois, validé par David Hiler, au terme duquel il a dû, écrit le journal, «verser l'intégralité de son salaire de conseiller administratif d'Onex» (environ 6000 francs par mois). «Stauffer n'a bénéficié d'aucun privilège ou passe-droit dans cet affaire», souligne l'hebdomadaire qui conclut cependant: «Contrairement à d'autres pays, il n'est pas admis en Suisse que la situation fiscale des hommes politiques soient accessibles au public. Le candidat au Conseil d'Etat acceptera-t-il de lever le secret fiscal et d'expliquer sa situation réelle?»

Eric Stauffer, qui n'a jamais caché avoir eu des retards de paiement de ses impôt, nie avoir été saisi sur son salaire de magistrat. Il affirme être aujourd'hui parfaitement en règle avec le fisc genevois: «Je paie effectivement 6000 francs d’acomptes par mois, et alors? Je paie des acomptes comme tous les citoyens ! Je ne vois pas en quoi cela est anormal ? »

Plainte contre Charles Poncet

Eric Stauffer a décidé de contre-attaquer. Il a mandaté Mauro Poggia afin de porter plainte contre Charles Poncet pour tentative de chantage. Il a confié à Me Marc Bonnant le traitement de la plainte qu'il a déposée contre L’Illustré.

«Me Charles Poncet, l'avocat de l'hebdomadaire a exercé sur moi une mesure de contrainte assimilée à un chantage, explique-t-il. Il a tenté de m'imposer un retrait de ma plainte contre son client, le journaliste de L’Illustré, me laissant entendre qu'il me serait nuisible de porter à la connaissance du public le relevé des poursuites, celui précisément invoqué par ce journaliste récidiviste.» Eric Stauffer qualifie ce document de «fallacieux» et les OPF qui l'aurait établi de «royaume de Kafka».

(TDG)

Créé: 30.05.2012, 15h13

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43 Commentaires

Mark Maller

30.05.2012, 15:41 Heures
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Mais quand on a un tel bagage, même si tout est réglé, il est impensable que avec une gestion pareille du sa vie il puisse gérer tout un canton. Déjà les places qu'il occupe sont au dessus des ses compétences Répondre


jean Delatour

30.05.2012, 15:26 Heures
Signaler un abus 26 Recommandation 0

Et oui encore une fois c'est pas sa faute au caliméro d’opérette et patati et patata.... les mechantent force du mal tapis dans l'ombre ouiiiiiiiiiiiiiiiii........ ont commence à la connaître la ritournelle. Répondre



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