En pleine nuit, on lui vole toute sa terrasse

Jean-Pierre Hirzel, patron du Café des Asters, a eu une très désagréable surprise l’autre matin, à l’heure de l’ouverture.

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Photo d'illustration Image: Steeve Iuncker

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«Quand ma femme est arrivée à 9 h pour faire l’ouverture, le mobilier d’extérieur n’était plus là. J’ai d’abord cru qu’il avait été rangé, mais non. Il s’agissait bien d’un vol», se désole Jean-Pierre Hirzel, dit «Kéké». Seuls sont restés les grands bacs à fleurs, rouge vif. Peut-être trop voyants, ou alors trop encombrants pour être subtilisés… Agé de 72 ans, le patron du Café des Asters, au 88, rue de la Servette, a passé une bonne quarantaine d’années dans la restauration à Genève, «et je n’ai jamais connu pareille mésaventure, explique-t-il. Pourtant, des terrasses, j’en ai eu. Notamment au Chaudron, à Carouge, où je suis resté vingt-huit ans. Aux Asters, il est parfois arrivé qu’on me prenne des plantes, mais là…» Du côté de la police genevoise, on confirme que le vol d’une terrasse entière est un fait rarissime.

Le larcin s’est déroulé il y a plus d’une semaine, dans la nuit de vendredi à samedi. «Mais en tout cas après 1 h 30, car le concierge de l’immeuble est passé devant ma terrasse à cette heure-là et tout était encore en place», précise Kéké. Sept tables et des chaises ont été dérobées, après que le filin en acier les «sécurisant» a été sectionné. L’établissement, situé le long de la rue, n’est pourtant pas à l’abri des regards, mais personne ne semble avoir vu les voleurs à l’œuvre.

Pour Kéké, dont le restaurant avait été braqué le 8 février 2014 (l’agresseur avait été retrouvé et condamné), c’est la double peine. Car le vol de mobilier extérieur des établissements publics n’est jamais couvert, nous précise un assureur de la place: «Là, il s’agit de vol simple, hors domicile et sur la voie publique. Nous n’intervenons que s’il y a une effraction de porte ou de fenêtre, ou des dégâts matériels.»

Le patron est donc allé déposer une plainte à la police, «mais sans grand espoir, indique-t-il. Ensuite, je suis allé racheter des tables. J’en ai déjà pour près de 500 francs.» De quoi, néanmoins, ranimer la petite terrasse de ce restaurant, un ancien café-glacier, qu’il a repris en 2013. En proposant, parmi une carte joliment garnie, la fameuse «potence à Kéké». Une spécialité de viande que ce boucher de formation avait rendue célèbre au Chaudron. (TDG)

Créé: 19.03.2017, 16h07

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