Prisons genevoises
Deux tuteurs vont redresser l'Office pénitentiaire à la dérive
Par Mabut Jean-François. Mis à jour le 09.02.2012 27 Commentaires
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Née en 1969 et titulaire d'un diplôme d'experte en finance et controlling, Sandra Favre de Oliveira occupe actuellement la fonction de responsable administrative et financière au sein de la direction générale de l'office pénitentiaire. En raison de l'absence prolongée de M. Georges Lapraz, directeur général de l'Office pénitentiaire, Madame Favre de Oliveira le remplacera par interim le 9 février 2012 pour une durée encore indéterminée.
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Le rapport de la commission des visiteurs de prison déposé par la socialiste Loly Bolay en janvier était très sévère à l'encontre de la direction de l'Office pénitentiaire. Celui des deux auditeurs mandatés par Isabel Rochat, rendu public ce matin, ne l'est pas moins. La cheffe du département annonce une «réorganisation immédiate du service». C'est tout le système genevois chargés de la détention avant jugement, de l'exécution des jugements et du suivi social des prévenus et délinquants avant jugement, en prison et lors de leur réinsertion après leur sortie (SPI) qui est concerné, soit près de 600 fonctionnaires et des centaines de détenus.
Isabel Rochat a nommé Mme Sandra Favre de Oliveira, directrice générale ad intérim. Mme Favre est, directrice administrative et financière à l’Office pénitentiaire. Elle assume déjà la direction générale, le poste étant vacant suite à l'absence maladie prolongée de son titulaire. La cheffe du Département de la sécurité, de la police et de l'environnement l'a flanquée de deux tuteurs pour remettre sur pied un office sinistré. M. Henri Nuoffer, secrétaire général de la conférence latine de Justice et Police, s'occupera des aspects stratégiques liés à la politique pénitentiaire et la réorganisation, M. Marcel Scheibler, consultant, ancien membre de la direction du service pénitentiaire de Neuchâtel, sera en charge de la mise en œuvre opérationnelle de la réorganisation. Ce dernier est avec Moreno Sella l'une des deux personnes qui signent l'audit accablant.
Selon MM. Sella et Scheibler, cités par le communiqué officiel, « l’avenir de l’OFPEN à court terme est en jeu ». «A ce jour, note le rapport d'audit, cet office n’est en mesure ni de répondre aux missions qui sont les siennes, ni d’assurer un fonctionnement stable et pérenne, ni d’absorber les projets en cours et futurs de manière cohérente. Les problèmes relevés touchent à l’organisation, au management, aux rôles et responsabilités, aux compétences et aux comportements.»
En janvier, la Commission des visiteurs de prison avait tapé sur les doigts de la conseillère d'Etat. «Au lieu de tenir compte des remarques de la Cour des comptes, de la Commission de gestion ou de la CVO, le Département de la sécurité (DSPE) lance des audits coûteux (un pour l’Ofpen,deux pour l’établissement pour mineurs de la Clairière). Pour arriver exactement aux mêmes conclusions. »
Au fil des pages du rapport de la CVO, on constate, notait la Tribune de Genève, la récurrence de la plupart des doléances des chefs de service, des employés et des commissaires. Sans revenir sur les problèmes à la Clairière, les lenteurs dans la réalisation du projet Cento Rapido, la surpopulation endémique à Champ-Dollon et les soucis budgétaires du futur centre Curabilis. (TDG)
Créé: 09.02.2012, 12h17
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27 Commentaires
C'est l'Etat de Genève en entier qu'il faudrait mettre sous tutelle... Répondre
Mme ROCHAT, il vous faut 36 avis pour comprendre ce qui ne vas pas dans votre, service, la chose qui ne va pas c'est vous Mme ROCHAT, vous ne voulez rien comprendre, c'est ça votre problème. Ces audits vont coûter combien aux contribuables genevois STOP, il faut vous mettre sous tutelle d'une personne compétente en la matière et remettre le convoi sur les rails. Répondre


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