Des centaines de nains miniatures envahissent les rues de Carouge

Street artIls ont poussé comme des champignons dans la nuit de vendredi à samedi. Chasse au trésor et récit nocturne.

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La cité sarde s’est réveillée ce samedi avec des nains un peu partout. D’abord les siens, officiellement sélectionnés, récompensés et vernis par le 14e Concours international de céramique de la Ville de Carouge. Une quarantaine d’entre eux, retenus parmi près de 400 dossiers envoyés, s’expose dès aujourd’hui dans le musée donnant sur la place de Sardaigne.

Sur la même place comme ailleurs dans les rues alentour, d’autres nains et naines par dizaines. Ils sont apparus dans la nuit et s’apparentent à une drôle de chasse au trésor miniature.

Miniature, oui, car ces petits porteurs de chapeau rouge ne dépassent pas dix centimètres en taille. Il faut plisser les yeux pour les apercevoir, au détour d’une fontaine, d’un panneau de circulation ou d’un rebord de fenêtre. L’un d’eux a même réussi à se loger dans la gueule ouverte du dragon crachant son eau dans le bassin proche de la rue Saint-Joseph.

Avis de recherche

D’où viennent-ils, ces «simplets» échappés d’un jardin japonais formant, au décompte nocturne, une grande famille anonyme ? Un avis de disparition, placardé également la nuit dernière sur les murs carougeois, met sur la piste. Les instigateurs de ces «petits attentats de bonheur» invitent les habitants à raconter leurs trouvailles sur un site à l’hospitalité garantie. Il s’appelle ecoart.ch. La nurserie pour nains et naines perdus, c’est à cette adresse. Elle nous invite à baptiser chacune de «ces petites choses tombées du ciel», à les photographier et à envoyer leur portrait réalisé pour ainsi alimenter la galerie in progress de cette famille recomposée.

Joli geste de «street art», en marge de l’expo qui commence au musée carougeois. Un détour par le site est conseillé. On y découvre les 404 nains regroupés dans un jardin. Ils sortent à peine du four. Des nains d’argile modelés en trois couleurs de terre et décorés d’engobe rouge pour les chapeaux. Même s’ils sont frères, sœurs et parfois jumeaux, chaque pièce est unique. La main qui les a conçus reste inconnue. Elle vient pourtant de signer l’un des plus beaux parcours céramiques dans les rues de la cité sarde. Au 25, rue Vautier, un nain aux oreilles décollées trône sur la poignée de la porte. Il a frappé à minuit mais personne n’est venu lui ouvrir. Il attend toujours.

Le gagnant est Prosper

Quant au nain lauréat du 14e Concours international, il s’appelle Prosper et mesure 38 cm. L’artiste qui l’a créé s’appelle, elle, Brigitte Iemfré. Elle a fait ses études aux Beaux Arts de Nancy et vit à Ste-Eulalie d’Olt en Aveyron. Trop beau, comme tout ce qui vient de Carouge ce week-end. (TDG)

(Créé: 28.09.2013, 14h39)

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