De nouveaux pêcheurs pourront puiser dans le Léman

EnvironnementQuatre exploitations professionnelles pourront ouvrir fin 2016 dont une dans le canton de Genève. Objectif : pérenniser l’activité.

L'objectif est de favoriser l'arrivée de jeunes pêcheurs pour pérenniser la profession.

L'objectif est de favoriser l'arrivée de jeunes pêcheurs pour pérenniser la profession. Image: Laurent Guiraud

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Sale temps pour les poissons. La commission intercantonale de la pêche dans le lac Léman ouvre quatre exploitations professionnelles dont une à Genève. Les trois autres iront dans le canton de Vaud.

«Concrètement, il s’agit d’un droit de pêche que l’on délivre en accord notamment avec le comité des pêcheurs professionnels, explique Frédéric Hofmann, inspecteur cantonal vaudois de la chasse et de la pêche. A fréquence régulière on ouvre une session pour permettre à la nouvelle génération de se former et de contribuer à l’avenir de la profession.» Le Canton délivre les permis en fonction des disponibilités identifiées, c’est ensuite au pêcheur de démarcher les communes ou les propriétaires privés pour obtenir une place d’amarrage ou une cabane.

«Il y a actuellement une ressource exceptionnelle dans le Léman, notamment en féras. Il n’y a donc aucune contre-indication à exploiter ces produits locaux de qualité» poursuit Frédéric Hofmann. Le gâteau est gros et les pêcheurs en activité, conscients du besoin de pérenniser la profession, ne rechignent pas à le partager.

«C’est une concurrence positive puisqu’elle permet au métier de ne pas disparaître. Je serai moi-même heureux de voir arriver un repreneur au moment de prendre ma retraite», confirme Philippe Grandchamp, pêcheur à La Tour-de-Peilz, en activité depuis 1977. Et de confirmer qu’en ce moment le Léman regorge de poissons: «Depuis quelques années, l’abondance de féras permet d’avoir une activité constante et d’équilibrer les revenus avec les perches. Et puis sur le lac, chacun avance à tâtons et celui qui trouve un coin intéressant s’y installe, on ne va pas se battre pour une zone, c’est une question de respect mutuel.»

Henri-Daniel Champier, président du syndicat intercantonal des pêcheurs professionnels du Léman va même plus loin. Pour lui, «il faudrait attribuer encore plus de permis. Il n’y a pas assez de pêcheurs sur le lac mais pas assez de places sur les rives car certaines communes n’accueillent personne. C’est réjouissant de voir qu’il y a de la relève mais elle devrait être mieux répartie».

De fait, le Canton de Vaud évoque un nombre de professionnels en légère baisse. «Parce que les contraintes économiques sont plus élevées qu’autrefois et que les engins de pêche sont de plus en plus performants» résume Frédéric Hofmann.

Les candidats ont désormais jusqu’au 29 janvier pour déposer leur dossier. Ils devront ensuite se soumettre à un examen mêlant pratique et théorie. Après quoi les sélectionnés pourront se lancer à l’assaut des foisonnants fonds lémaniques.

(TDG)

(Créé: 10.01.2016, 10h07)

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