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Aéroport International de Genève

Cointrin lance son armada pour déneiger piste et tarmac

Par Thierry Mertenat. Mis à jour le 19.01.2013

La zone aéroportuaire a vécu toute une nuit au rythme de l’entretien d’urgence. Plus de 50 véhicules engagés. Le premier avion a décollé à l’heure, samedi matin, juste avant l’aube. Peu d’annulations durant la journée.

1/6 Nuit de déneigement à l'Aéroport International de Genève. De gros moyens sont engagés pour libérer la piste et permettre les mouvements sur le tarmac. (Genève, le 19 janvier 2013)
Magali Girardin

   

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Elles ont beau être de la dernière génération, les lames à neige qui équipent désormais les véhicules de la voirie ne rivalisent pas avec les engins de déneigement opérant à l’Aéroport International de Genève. Dans la nuit de vendredi à samedi, l’armada engagée sur les 3900 mètres de piste a démontré une fois de plus son efficacité.

La surface à traiter – soit le bout à bout de 40 terrains de foot d’une largeur de 50 mètres –, retrouve en 15 minutes chrono sa couleur d’origine et ses balises lumineuses. Le ballet des «brosses soufflantes» et la rotation des transporteurs évacuant la neige vers les zones de dépôt impressionnent ceux-là même qui y participent. Jusqu’à 50 véhicules de toutes tailles au plus fort de ce nettoyage XXL. Les chauffeurs, ici, se comportent comme des pilotes d’avion. Discipline radio avec la tour de contrôle gérant le tarmac.

Car après la piste, «qui est notre obsession», souligne le commandant du Service de sécurité de l’aéroport (SSA), Jean-Claude Bitz, il s’agit de rendre praticables toutes les aires de mouvement au sol. Avant le lever du jour, les premiers avions décollent et atterrissent. Le feu vert, par délégations successives, est venu notamment de ce véhicule testeur qui a lui aussi fait ses kilomètres tout au long de la nuit. Des allers et retours sur la piste à une vitesse de 70 km/heure ; quatre roues motrices, la cinquième, au niveau du coffre, ressemble à l’œil à celle d’un aéronef. Justement: c’est elle qui mesure le coefficient de freinage de l’avion. En d’autres termes, qui vérifie si l’épandage des produits déglaçants a fait effet.

Une opération à 500'000 francs

La viabilité hivernale d’un aéroport tient de la science très exacte. «Si la piste est en effet notre obsession, confirme le porte-parole Bertrand Stämpfli, notre crainte concerne les sorties de piste. Et pas seulement à l’atterrissage. Le freinage d’urgence d’un avion durant la période de roulage précédant le décollage présente des risques du type aquaplaning. Un gros porteur qui met ses roues dans l’herbe, c’est plusieurs jours de dépannage pour le sortir de là. Au pire, construire une route, aménager un tapis de sol en dur pour l’évacuer. Et donc, bien sûr, fermer la piste.»

Ouverte la piste, ce samedi, après une nuit d’entretien d’urgence dont le coût – «500'000 francs au bas mot», selon l’officier de presse – est à la mesure des moyens investis. Le juste prix de l’armada. (TDG)

Créé: 19.01.2013, 20h22

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