Social
Charles Beer reçoit les grévistes de la Protection des mineurs
Par Laurence Bézaguet. Mis à jour le 20.06.2012 19 Commentaires
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«Nous ne sommes pas en rupture, mais en plein travail avec les employés du Service de protection des mineurs (SPMi). Je suis donc étonné par leur mouvement.» Charles Beer a réagi hier au nouveau mouvement de grève d'une moitié des quelque 200 assistants sociaux chargés de protéger les enfants des familles en difficulté ou en rupture à Genève. Le patron de l'Instruction publique doit recevoir une délégation du personnel soutenu cet après-midi. Du coup, les syndicats SSP/VPOD et SIT ont suspendu la manifestation prévue à 14 heures devant l'Hôtel-de-Ville.
En juin 2010, les employés avait déjà débrayé. Ils réclamaient alors 12 postes supplémentaires. Charles Beer reconnaît que la situation est difficile: « Je m’y investis considérablement avec l’appui du Conseil d’Etat. Nous avons agi en créant un pool de remplacement et nous préparons la pérennisation de ces 12 postes, obtenus de haute lutte avec la Commission des finances. Nous œuvrons aussi pour une meilleure reconnaissance des travailleurs sociaux.»
Les employés réclament aujourd'hui 50 postes supplémentaires, dénonçant «la surcharge chronique de travail et des effectifs insuffisants». Chaque assistant social devrait, selon eux, gérer 40 dossiers. Or, ils en ont 60 à 65, ce qui ne leur laisse «que deux heures et demie par mois pour s’occuper d’un enfant»; les gestionnaires traitent, eux, 80 à 90 dossiers, alors qu’ils devraient en avoir une soixantaine dans l’idéal. Des carences qui «mettent en danger la qualité des prestations et en péril la santé du personnel».
Le dilemme des assistants sociaux
A la tête de l’Office de la jeunesse, qui chapeaute le SPMi, Francine Teylouni qualifie la situation de «complexe et préoccupante». Mais aux côtés du directeur du service mis en cause, Marc Favez, elle veut avant tout rassurer la population: «Contrairement à ce que dit le personnel du SPMi dans le cadre d’une manifestation, la mission est assurée! Les collaborateurs font même un travail remarquable sur le terrain. Mais leur tâche s’est complexifiée avec l’évolution de la société et ils doivent accepter d’aller à l’essentiel. Or, un assistant social a tendance à vouloir tout résoudre, ayant toujours la crainte d’un malheur.»
Pour les deux cadres, plus de postes ne résoudront pas tous les problèmes: «Nous réfléchissons à une nouvelle organisation qui réduise la part du travail administratif au profit d’une plus grande disponibilité avec les enfants. Nous avons ainsi déposé une demande de réévaluation de la fonction d’assistant.
Un service sous stress
Le SPMi est depuis plusieurs années sous le feu des médias. Il a été violemment critiqué dans le passé, suite à de graves affaires entraînées selon les syndicats par des dysfonctionnements internes et le manque d'effectif.
En 2009, une mère toxicomane avait laissé ses deux enfants dans un total abandon, au milieu des seringues, de la nourriture avariée et des crottes de chien. L’Office vétérinaire cantonal avait secouru les deux animaux de ce foyer avant que le Service de la protection des mineurs ne porte assistance aux enfants…
Personne n’a oublié non plus le drame de Meyrin qui avait défrayé la chronique en 2001: Sylvia, la fillette d’une mère toxicomane, avait été retrouvée morte de faim et de soif dans un appartement. (TDG)
Créé: 20.06.2012, 08h53
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La rédaction
19 Commentaires
Belle brochette de feministes incompétantes. Répondre
Si Charles Beer passait moins de temps sur son téléphone durant les séances, peut-être qu'il comprendrait un peu mieux ce qui se passe dans son département et ne s'étonnerait plus ! Répondre
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