Rade de Genève
Bateaux coulés, la police de la navigation limite les dégâts
Par Frédéric Thomasset. Mis à jour le 09.02.2012 1 Commentaire
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Johann Renaud, sous brigadier à la police de la navigation le confirme: en une semaine, une vingtaine d'embarcations mouillant dans la rade ont sombré sous le poids de leur manteau de glace. Et le pire reste à venir.
Encore un samedi à risque
Mardi et samedi derniers ont été les journées les plus assassines pour les bateaux. Des températures négatives combinées à une forte bise ont instantanément couvert les embarcations de glace. Ces conditions seront à nouveau réunies en fin de semaine, promettant des sueurs froides aux propriétaires.
Opération sauvetage
Pour autant, le sous-brigadier Renaud ne s'avoue pas vaincu: "Sauver les bateaux en perdition fait partie de nos prérogatives. Notre mission comprend la sauvegarde des biens, mais aussi la prévention des risques de pollution". En prévision du samedi, les gendarmes s'évertuent à déplacer les bateaux en position dangereuse. Ce mercredi encore, une opération visant à en déplacer une dizaine a eu lieu.
Mesures préventives
Les propriétaires sont eux aussi mis à contribution. La police du lac leur conseille de venir régulièrement briser la glace recouvrant leur embarcation. Il ne faut pas non plus hésiter à contacter la capitainerie afin de définir de consort un emplacement plus sûr où mouiller. En hiver, les places libres ne manquent pas. Pour toutes ces opérations, le gilet de sauvetage est obligatoire et la présence d'un ami conseillée, les eaux glaciales du lac étant peu clémentes avec quiconque passerait par dessus bord.
La Sicilienne
Quand les propriétaires ne sont pas présents, la police de la navigation n'hésite pas à entrer en action, pour le plus grand bonheur de Jeremy Olivier, propriétaire d'un voilier de 11 mètres baptisé la Sicilienne. Mardi, alors qu'il n'est pas à Genève, il reçoit un appel de la police lui demandant l'autorisation de casser la porte d'entrée de son voilier en perdition. Le but: en retirer l'eau le tirant vers le fond. Son bateau sera remorqué jusqu'à une grue qui l'extirpera jeudi des eaux du lac. Rassuré, M. Olivier met en garde d'autres propriétaires: "En 2005, j'avais le même bateau, stationné au même endroit et je n'avais eu aucun problème à passer l'hiver. Je me dis que les vents et le froid de cette année sont beaucoup plus violents." (TDG)
Créé: 09.02.2012, 15h14
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1 Commentaire
Cet article est incroyablement génial, ce journaliste a un talent fou. Ne le laissez pas prendre le large ou mettre les voiles! Répondre


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