LITTÉRATURE
Le Salon du livre genevois lance un prix littéraire
Par Etienne Dumont . Mis à jour le 13.02.2012 6 Commentaires
Et un prix littéraire de plus! Le 25 avril, jour de l’ouverture du Salon international du livre et de la presse à Genève, se verra en effet désigné le lauréat du premier Prix francophones (au pluriel). «C’est mon idée, qui remonte à quelques petits mois», explique Isabelle Falconnier, nouvelle directrice de la manifestation.
Il aura fallu le temps de trouver un jury et d’en faire lire les membres. Le président n’est finalement autre que l’omniprésent Metin Arditi. Homme d’affaires. Romancier. Dramaturge... «Un président doit être selon moi un homme de réseau», explique Isabelle. «Metin possède en plus une réelle notoriété d’écrivain. Il faut dire qu’il s’en donne les moyens. L’homme a laissé tomber une grande partie de ses affaires pour se cloîtrer dans sa tanière, tel un ermite.»
Un roman écrit en français
Le prix se veut donc francophone. «Il récompensera un roman écrit en français.» Le règlement exclut donc la nouvelle comme l’essai. «Je ne voulais pas d’un nouveau prix exclusivement romand, comme celui des auditeurs de la TSR, par ailleurs décerné au Salon.» La composition du jury entend se situer entre Genève, vue comme une ville créatrice, et Paris. Outre Metin Arditi, il comprend donc une Parisienne pur jus, Laure Adler, un ex-Prix Goncourt installé à Aix-en-Provence, Paule Constant, un cosmopolite, Amin Maalouf, une romancière romande, Anne Cuneo.
Ce jury comporte en outre Isabelle Falconnier elle-même. Cela fait beaucoup de casquettes pour une critique littéraire directrice de Salon… «Cela ne me gêne pas. Je suis là pour faire le lien entre une récompense et en Salon qui s’engage. C’est Metin qui m’a proposé un siège. Je l’ai accepté. Et puis tout le monde sait que j’adore lire.»
Onze titres retenus
Les jurés se sont réunis le dimanche 12 février. Chacun amenait avec lui sa petite liste. Celle, commune,€ qui en est sortie comprend onze titres. Il s’agit de «Comment parler des lieux où l’on n’a pas été?» de Pierre Bayard, de «Le féminin du temps», de Daniel Cordonier, de «La lanterne d’Aristote», de Thierry Laget, de «Le dépaysement» de Jean-Christophe Bailly, de «Nous veillerons ensemble sur le sommeil des hommes», de Françoise Lalande, d’«Evasion à perpétuité», de Thierry Luterbacher, de «L’élimination», de Rithy Panh, d’«Ecouter Haendel», de Philippe et Scarlett Reliquet, de «Fusions» de Daniel de Roulet, de «La belle aventure humaine», de Lyonel Trouillot, et d’«Ecorces» de Georges Didi-Hubermann.
On ne peut pas dire que ces ouvrages, parus entre février 2011 et février 2012, soient très connus. «Nous ne recherchons pas le grand public», assure Isabelle Falconnier. «Nous voulions de belles réflexions sur l’être humain. Il s’agit donc de titres exigeants, lus par des jurés qui le sont aussi. Il y aura un second tour avec le résultat final. «Nous choisirons trois titres le 12 avril.»
(TDG)Créé: 13.02.2012, 11h25
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:
6 Commentaires
Vous avez lu votre texte? Répondre
se verra en effet désigné (r)
liste des niominmés
des Pix francophones
"Un roman écrit en français" (MAIS PAS L'ARTICLE!!!)
Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 




