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Débat en Ville

Acquérir un chalet: moins facile pour les Genevois?

Mis à jour le 16.03.2012 2 Commentaires

Philippe Roch, opposé à Andreas Fabjan, estime que les Genevois sont déjà nombreux à être propriétaires d'une résidence secondaire.

De gauche à droite: Andreas Fabjan, Laurence Bézaguet et Philippe Roch.

De gauche à droite: Andreas Fabjan, Laurence Bézaguet et Philippe Roch.
Image: Pascal Frautschi

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Quel impact le frein aux résidences secondaires aura-t-il sur Genève? Et que dire des 22?000 lits froids recensés dans notre ville où l’on a tant de mal à se loger? Philippe Roch, ancien directeur de l’Office fédéral de l’environnement a débattu de ce thème avec Andreas Fabjan, secrétaire général de l'Union suisse des professionnels de l’immobilier-Genève.

Alors, un vrai séisme, la limitation à 20% des résidences secondaires?

Andreas Fabjan (AF): L’initiative Weber a permis de réfléchir à la problématique des lits froids. Et c’est une bonne chose puisque même en Valais vous trouverez très peu de monde pour vous dire que ce n’est pas un problème. Mais l’initiative apporte une très mauvaise réponse à une bonne question. Une réponse unique, abrupte, qui ne tient absolument pas compte des spécificités locales des communes et des stations concernées.

Monsieur Roch, vous ne partagez sans doute pas cette vision-là?

Philippe Roch (PR): Je la partage aux trois quarts, c’est déjà pas mal (rires). Là où je diverge, c’est que l’initiative n’est peut-être pas une réponse idéale, mais il n’y en a pas d’autre. On a une loi fédérale depuis vingt ans qui dit qu’il faut utiliser le sol avec parcimonie et respect du paysage. L’an dernier, le Parlement a proposé un contre-projet indirect à l’initiative en demandant aux communes et aux cantons de présenter leurs plans par rapport aux résidences secondaires. La loi fédérale est très bien faite, elle a même un mécanisme qui permet d’imposer aux cantons de respecter les principes, mais elle ne l’utilise pas! La Confédération aurait ainsi dû renvoyer tous les plans directeurs comportant des zones de construction trop grandes… On ne va pouvoir changer les choses aujourd’hui que parce que le peuple a eu la bonne idée d’approuver l’initiative.

Mais les citadins peuvent-ils s’ingérer dans les affaires des Valaisans?

PR: C’est un mensonge, largement soutenu par les journalistes, à la télé et à la radio, dont les trois quarts sont des Valaisans (nouveaux rires). Regardez les chiffres: 46% des Grisons ont voté pour l’initiative et quand même 25% des Valaisans, malgré la pression de la campagne. Les seuls perdants, qui ont vécu une rupture, ce sont les tenants d’un développement sans limites, des gens qui ont un intérêt très direct à la construction excessive et à la spéculation qui l’entoure.

Ce sont ces bétonneurs de l’extrême qui ont été sanctionnés par le peuple?

AF: La loi sur l’aménagement du territoire a été modifiée pour que les communes rééquilibrent leur nombre de résidences principales par rapport aux résidences secondaires, en favorisant notamment l’hôtellerie. Or, les cantons avaient jusqu’en 2014, pour modifier leurs plans directeurs en ce sens. L’initiative visant à freiner les résidences secondaires est donc totalement superflue. On va voir apparaître des mesures pour contourner cela. On peut imaginer que des gens déplacent leur domicile en altitude, la résidence en plaine devenant… la résidence secondaire. Les communes n’ayant pas atteint ce fameux 20% vont, elles, être prises d’assaut. Avec pour conséquence le mitage en construisant partout, ce qui est contraire à l’objectif de l’initiative.

Où les Genevois ayant les moyens de s’offrir un chalet vont-ils investir ?

PR: Les Genevois en ont déjà! On compte entre 500?000 et 600?000 résidences secondaires en Suisse; le pool est déjà énorme. Veut-on l’étendre dans un pays si étroit? Les résidences existantes pourront être transmises ou vendues, elles seront sûrement un peu plus chères, mais de toute façon on construit aujourd’hui des chalets à 10, 15, 20, 25 millions…

Que dire enfin des 22?000 lits froids à Genève, en pleine crise du logement?

AF: Ces chiffres datent de 2000 et le marché était alors bien différent avec un taux de vacance nettement plus grand. J’imagine que ce nombre a fortement diminué, notamment parce que les régies, conscientes qu’on n’arrive pas à construire à Genève, font attention à ce que des logements ne restent pas vides aujourd’hui.

Créé: 16.03.2012, 09h52

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2 Commentaires

Charpilloz Michel

16.03.2012, 12:13 Heures
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Si l'on ne peut plus avoir un chalet en Suisse, sachez que je vends le mien en France voisine, dans la station du Praz-de-Lys. De plus c'est moins loin que le Valais...079 884 85 44 Répondre


René Vouilloz

01.04.2012, 16:55 Heures
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Alors il suffit de stopper la vague de valaisan venant travailler à Genève, car dans leur si beau canton ils n'ont pas de travail.Il faudrait aussi dénnoncer tous ces pseudo valaisan qui vivent en résidence principale à genève et roule avec des grosses voiture en plaque valaisanne au nom d'amis et de la famille en valais.Assez de ces profiteurs Répondre



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