Le pari fou d’un Genevois dans les Emirats

Ecoles privéesLe financier Omar Danial a réuni plus de 137 millions de francs pour construire une école dans l’émirat de Dubaï.

Appuyé par une banque et des hommes d’affaires, le Genevois Omar Danial a réuni près de 140 millions de francs – autant que pour le projet de nouveau Musée d’art et d’histoire – pour bâtir une école.
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Appuyé par une banque et des hommes d’affaires, le Genevois Omar Danial a réuni près de 140 millions de francs – autant que pour le projet de nouveau Musée d’art et d’histoire – pour bâtir une école. DR

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Elle a poussé comme un champignon au milieu du désert. A Dubaï, la capitale économique des EAU (Emirats arabes unis), tout va très vite. Et, comme on le disait de New York il y a cent ans, tout y semble possible. Y compris l’idée décoiffante d’y construire une école privée made in Switzerland. Installé depuis cinq ans dans cet émirat, le financier Omar Danial a décidé de se lancer dans cette aventure peu banale. Dans cette contrée, il faut voir les choses en grand. Sinon, autant s’abstenir. Au moment où le Genevois – dont la famille est propriétaire de six hôtels à Genève – y ouvrait sa valise, l’émirat inaugurait le Burj Khalifa, le plus haut gratte-ciel au monde. Culminant à 828 mètres de hauteur, il se voit de loin, de très loin même, y compris depuis les toits de son école, la SISD (Swiss International Scientific School Dubaï).

Parlons argent. Le projet SISD se décline en deux phases. La première, avec la création de 64 classes pouvant accueillir à terme quelque 1400 écoliers de niveau primaire, a coûté 63,5 millions de francs (environ 250 millions de dirhams émiratis). Inaugurées en septembre, les premières classes regroupent pour cette année scolaire 300 élèves, encadrés par 65 professeurs. En tout, avec les postes administratifs et techniques, la SISD emploie une centaine de salariés. «Nous avons commencé la phase 2 avec le centre sportif et allons continuer avec le reste du campus pour une livraison finale prévue en septembre 2017», précise Omar Danial. Cette seconde phase est devisée à 74,2 millions de francs. Quarante-sept autres classes regroupant plus de mille écoliers qui seront plus âgés, mais aussi des dortoirs et un auditorium sont prévus.

Pour faire des affaires à Dubaï, comme ailleurs dans le monde, il faut savoir s’entourer. Sans appuis locaux, c’est plus difficile. Des membres du gratin local figurent donc en bonne place au sein du conseil d’administration de la SISD. A commencer par son altesse Sheikh Butti Bin Juma Al Maktoum, membre de la famille qui préside à la destinée de Dubaï. Cette personnalité locale a notamment officié dans les forces armées émiraties, ce qui peut aussi être utile. L’homme d’affaires Abdul Hamied Ahmed Seddiqi, promoteur immobilier et commerçant de marques horlogères suisses prestigieuses, est aussi monté à bord.

La SISD bénéficie des avantages octroyés aux entreprises situées en zone franche, à l’exemple de la possibilité de contrôler la majorité du capital d’une société. Cette zone est cependant propriété d’une entité (Dubaï Healthcare City) et un de ses représentants, l’émirati Abdulkarem Al Olama, a récemment aussi été nommé au conseil. Enfin, ajoute le Genevois, «la banque Al Hilal d’Abu Dhabi s’est engagée à hauteur de 70 millions de francs».

D’autres professionnels livrent aussi des conseils aux propriétaires de l’école, qui est dirigée par Beat Sommer, au bénéfice d’une trentaine d’années d’expérience dans la branche des écoles privées. «A l’origine, je voulais créer une école hôtelière», confie le Genevois, qui exploite à Genève la chaîne Manotel. Mais Omar Danial s’est vite rendu compte que le marché dubaïote n’était pas aussi juteux qu’escompté. Pourquoi? Parce que les enseignes hôtelières locales fonctionnent déjà comme des mini-écoles hôtelières. (TDG)

Créé: 17.01.2016, 20h46

Second vol quotidien depuis Genève

Malgré leur situation géographique sensible, coincés entre l’Arabie saoudite et faisant face à l’Iran, les EAU (Emirats arabes unis) font office de petit paradis. D’oasis de luxe, de volupté et de centres commerciaux bondés au milieu d’un monde où le brut coule à flots. Comme au sein d’une fratrie, les rôles ont été répartis entre chaque émirat.
Si Abu Dhabi reste l’incontestée capitale politique et pétrolière des EAU, c’est Dubaï qui s’est profilée comme centre financier et touristique. Plus de 3000 Suisses y seraient installés. Ce marché n’a pas échappé à la compagnie locale, Emirates. A partir de juin 2016, un second vol quotidien reliera Genève à Dubaï.
Son créneau horaire est complètement différent. Au lieu de partir en début d’après-midi et d’atterrir à minuit, les voyageurs pourront opter pour un vol nocturne (départ à 21?h?45, arrivée à 6?h?05 le lendemain). Quant au retour, il s’effectuera durant la journée (départ à 14?h?55 de Dubaï, arrivée à 19?h?50) au lieu d’un départ très tôt le matin, quand le soleil commence à illuminer les immeubles de verre de la métropole arabe.

R.R.

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