Banquier prodige
Le Nyonnais Boris Collardi atteint l'Olympe bancaire
Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 14.08.2012 6 Commentaires
Articles en relation
- Julius Baer rachète une division de Merrill Lynch
- Safra reprend Sarasin et fait coup double
- Julius Baer a livré 2500 dossiers aux autorités américaines
- Julius Baer vise une division de la Bank of America
- Trois candidats suisses pour la reprise de Bank of America
- Julius Bär enregistre une forte baisse du bénéfice en 2011
Partager & Commenter
SwissquoteGraphique boursier
Non seulement il est jeune, mais il en a l'air, relève ses interlocuteurs. Interrogé sur ce possible handicap alors qu'il vient d'être nommé CEO de Julius Bär , Boris Collardi répond simplement que, «jusqu'ici du moins», dans ses rendez-vous, personne ne lui a demandé d'emmener quelqu'un avec lui.
Cette anecdote rapportée mercredi par le Financial Times, décrit le naturel avec lequel celui qu'on qualifie d'«enfant prodige» et d'«étoile montante» de la finance suisse vit son succès. Cette semaine, ce Nyonnais né d'un père italien et d'une mère genevoise, entré en 1993 au Credit Suisse Genève avec sa seule maturité commerciale en poche, a frappé un grand coup en rachetant à Bank of America (BAC 13.27 0.45%) les affaires de gestion de fortune de Merrill Lynch situées hors des Etats-Unis et du Japon.
Par cette opération, devisée à plus d'un milliard de francs - Bank of America en voulait 3 milliards de dollars - et menée la barbe d'UBS et de Credit Suisse, Boris Collardi donne une nouvelle dimension mondiale à la banque privée zurichoise: du coup, les actifs sous gestion de Julius Bär vont progresser de 40% à 251 milliards de francs et les avoirs de la clientèle à 351 milliards.
Gant de velours
On savait Julius Bär à la recherche d'une acquisition. Après avoir perdu il y a peu la bataille pour la reprise de la Banque Sarasin - 97 milliards d'avoirs sous gestion - face au groupe Safra, elle s'assure tout de même, avec les affaires internationales de Merrill Lynch, un rachat d'ampleur équivalente.
Car sous un abord réservé, calme et toujours aimable, Boris Collardi est un personnage déterminé, comme le prouve sa carrière éclair. Durant ses dix ans au sein du secteur Private Banking de Credit Suisse, il se forme à l'IMD de Lausanne et quitte rapidement la clientèle francophone pour Singapour. Sa maîtrise des dossiers et des langues - en plus du français et de l'italien, il parle couramment l'anglais et l'allemand - fait merveille.
Aux côtés d'Alex Widmer, qui devient son mentor, il s'illustre dans l'expansion de la grande banque suisse sur les marchés asiatiques. En 2000, il devient l'assistant exécutif du CEO du Private Banking.
A 34 ans à la tête de Julius Bär
En 2006, Alex Widmer est nommé à la tête du Private Banking de Julius Bär: Boris Collardi le suit et en tant que directeur opérationnel (COO). A ce poste, il est chargé de l'intégration des banques privées Ferrier Lullin, Ehinger & Armand von Ernst et Banco di Lugano, ainsi que des fonds GAM.
Le succès de Boris Collardi fait toutefois jaser au sein de l'établissement, surtout que le jeune homme à succès se déplace en Ferrari, ce dont la NZZ se fait l'écho. Le Vaudois n'en fait pas un problème et fait taire ses détracteurs en se rendant au travail en Fiat 500.
En décembre 2008, son père spirituel, Alex Widmer, désormais à la tête de Julius Bär, se suicide. Il est remplacé ad interim par Hans de Gier, avant que Boris Collardi ne soit nommé, le 1er mai 2009, comme nouveau CEO de la banque privée zurichoise.
Accès au monde et à l'Asie
Boris Collardi est alors âgé de 34 ans. Sa nomination surprend le landerneau, surtout que Julius Bär et tout le secteur bancaire traversent une période de grande incertitude.
L'exercice 2008, marqué par la crise financière, s'était soldé en effet pour Julius Bär par un recul de 25% du bénéfice à 852 millions de francs et une chute de 5 milliards des capitaux sous gestion.
Mais le Vaudois rétablit la confiance et replace Julius Bär en phase de croissance. En 2010, il rachète les affaires suisses de la banque néerlandaise ING. Avec l'acquisition des affaires internationales de Merrill Lynch, il change toutefois de calibre et se ménage un nouvel accès à ses premières amours: les marchés asiatiques.
Cette dernière acquisition répond somme toute aux déclarations antérieures de Boris Collardi. «Dans dix ans, je vois une place financière consolidée, faite d'établissements plus grands mais moins nombreux», déclarait-il ainsi en mai dernier dans une interview accordée à L'Hebdo. (Newsnet)
Créé: 14.08.2012, 15h14
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
6 Commentaires
Vraiment pas de quoi sauter au plafond Boris Collardi, sont patront ce suscide en 2008 il prend ca place..... cest louche...... Mr Widmer etais un grand homme.... Collardi pretend avoir ete si proche de Widmer, il aurais mieux fais de demissionner et assumer la responsabilitee de la disparition de Mr Widmer qui a disparus dans des conditions pas clair.. Répondre
de la a prendre la place de sont parton qui ce sucide cest louche..... collardi ferais mieux de demissioner. Répondre






Veuilliez attendre s'il vous plaît 

























