Crise de la dette
Le rapport sur la Grèce tient l'Europe en haleine
Par Dino Auciello. Mis à jour le 24.08.2012 2 Commentaires
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Antonis Samaras enchaîne les entretiens. Après une visite à Angela Merkel ce vendredi, le Premier ministre grec rencontrera François Hollande. Berlin et Paris se sont auparavant consultés quant à sa demande : Athènes souhaite reporter le délai pour revenir à l’équilibre budgétaire. Le quotidien Libération décrypte la situation de la Grèce.
L’optimisme d’Antonis Samaras
Antonis Samaras, élu en juin dernier, mène actuellement une grande opération séduction. Avec comme objectif : que l’Europe revoie à la baisse ses exigences vis-à-vis de la Grèce. Il souhaite notamment que l’échéance pour le retour à l’équilibre budgétaire passe de 2014 à 2016. Pour convaincre les opinions publiques allemande et française, Antonis Samaras a garanti «personnellement» que les dettes du pays seraient remboursées, tout en assurant qu’il n’était pas question de «discuter les finalités du programme de réforme».
La Grèce sombre
Taux de chômage de 22%, faibles rentrées fiscales, réserves financières nationales épuisées : Athènes, en récession depuis cinq ans, va de mal en pis. Le pays doit économiser 13,5 milliards d’euros d’ici deux ans. Il coupera davantage dans les retraites, les prestations sociales ou encore les salaires du service public.
La Grèce a indéniablement besoin de l’aide financière internationale pour s’en sortir. La troïka de ses créanciers – l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international – jugera en septembre prochain le travail effectué par le nouveau gouvernement grec. Le rapport sera décisif pour valider le versement de la prochaine tranche d’aide, soit 31,5 milliards d’euros.
Le rapport crucial de la troïka
Pour décider d’un délai supplémentaire, et même d’un troisième plan d’aide, l’Europe attend les conclusions de la troïka. Si les créanciers publics de la Grèce considèrent les efforts du pays comme insuffisants, il y a peu de chances que l’Europe soutienne le maintien de l’État hellène dans la zone euro. Si le rapport est positif, le pays en difficulté pourrait alors bénéficier du délai souhaité. Tandis que la France n’y serait pas opposée, l’Allemagne demeure partagée.
Un mois de septembre chargé
En plus du rapport de la troïka, la rentrée est jalonnée de dates clés pour la Grèce. - 6 septembre : la Banque centrale européenne pourrait massivement intervenir sur le marché des dettes.
- 12 septembre : la Cour constitutionnelle allemande se prononce sur la ratification du fonds de secours européen, le Mécanisme de stabilité européenne (MSE).
- A la fin du mois : le Parlement français prend à son tour une décision quant au MSE.
- 18 et 19 octobre : un nouveau sommet européen dit « décisif » aura lieu.
(Newsnet)
Créé: 24.08.2012, 15h48
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La rédaction
2 Commentaires
La prise de pouvoir des financiers qui impose la misère aux peuples d'europe apparaît de plus en plus au grand jour. Les libéraux ont voulu que les dépenses publiques soient financées par des banques privées elles-mêmes financées par la banque centrale européenne. Bien entendu elles font de juteux profits et enlèvent aux Etats leur souveraineté démocratique alors que la BCE pourrait prêter direct. Répondre
Pourquoi donnez vous des faux espoires aux grecs. Avec le deuxième plan, les banques privées ont perdu 62% leur mise, le reste 38% sont garantis par l'Etat pour 20 à 30 ans. Maintenant, c'est l'affaire entre les Etats.(l'Etat est nous, contribuables). Répondre
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