Discussion
Les problèmes sont structurels à Genève, selon Avenir Suisse
Les problèmes du marché immobilier à Genève sont d'ordre structurel, selon Avenir Suisse. La fondation préconise de modifier la législation cantonale pour sortir d'une situation chronique de pénurie. Plus...
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La rédaction
37 Commentaires
J'ai la conviction qu'une importante augmentation des logements sur Genève ne résoudra en rien les problèmes de traffic liés aux flux pendulaires. Au contraire, nous assisterons à une addition des flux entrants avec les flux internes. Le développement local n'empêchera pas les habitants des autres cantons ou pays de se rendre à Genève. Pas si simple. Répondre
La question serait plutôt de savoir à qui profite vraiment ce développement effréné du canton, entretenu à coups de privilèges fiscaux pour milliardaires étrangers fraudeurs et multinationales qui viennent organiser depuis chez nous le pillage des ressources du monde entier... Comment concentrer ici autant d'emplois non destinés aux habitants pourrait être une bonne idée ?
Mr Comptesse est un libéral qui n'a pas de problèmes financiers, il ne fera jamais partie des genevois modestes que sa "main invisible du marché" poussent dehors de la ville pour laisser la place aux plus fortunés venus du monde entier. Zone agricole sur-dimensionnée? je crois pourtant que Genève est très loin de l'autonomie alimentaire. Par contres les bureaux poussent comme des champignons ! Répondre
Comme je vous l'ai dit, ce qui a permis la "domestication" du capitalisme en Europe (Etat providence, impôts progressifs etc.) est démantelé briques par briques depuis des décennies et si il n'est pas certain que l'espérance de vie baisse, il est en tout cas clair qu'elle a cessé d'augmenter et que le filet social protège de moins en moins les citoyens contre les crises à répétition.
Ceci dit, vous ne m'avez pas répondu: quel système crédible proposez-vous pour remplacer le capitalisme?
Maintenant, si vous ne regardez que l'Europe, là où le capitalisme a été le mieux domestiqué comme je l'ai dit plus bas, le capitalisme a été indubitablement un facteur de progrès: on ne meurt plus de faim, il n'y a plus 1 enfant sur 3 qui meurt avant l'âge de 5 ans, on ne finit plus dans la rue lors des accidents de la vie grâce au filet social qui a été développé.
(et ne venez pas me dire que Cuba végète à cause des USA, il y a 193 autres pays qui n'appliquent pas l'embargo). Sans parler du Vietnam, qui connaît un boum économique depuis qu'il s'est libéralisé.
Les problèmes des pays du sud viennent de la corruption des élites et de l'absence de contre-pouvoirs. Si leurs gouvernements se préoccupaient de faire progresser l'économie plutôt que de s'enrichir, ces pays se porteraient bien mieux. Voir l'exemple de Taïwan, de la Corée du Sud. A contrario, des pays à l'économie planifiée ont également une économie moribonde, voir la Corée du Nord ou Cuba.
Et si vous me dites que tout cela existait aussi en URSS, je vous répondrais que la différence est que la technologie a été mise au service du bien-être des citoyens, pas seulement de la domination de l'Etat, et qu'on n'est pas obligé de surveiller la population et d'emprisonner ou de tuer les dissidents ou supposés tels pour que le système tienne la route.
Mais dites moi, quelle proposition de rechange avez-vous pour remplacer le capitalisme, seul système à ce jour ayant démontré sa capacité à faire progresser le bien-être de l'humanité?
@Mikhail : en effet, avant il y avait l'Etat providence, les banques centrales finançaient les états avec un peu d'inflation contrôlée, sans qu'il y ait de dette publique. Le capitalisme était déjà foireux mais il était plus ou moins sous contrôle. Puis les réformes néo-libérales sont arrivées à partir des années 70. Maintenant on est en plein dedans et ça ne va aller qu'en empirant.
La loi de la jungle, le capitalisme sauvage, c'était durant la révolution industrielle au XIXème siècle ou en Russie après le communisme. Dans nos contrées, nous avons appris à dresser et "humaniser" ce capitalisme, à le rendre plus social et plus respectueux des travailleurs. Et ma foi, ça a plutôt bien réussi. Ce n'est pas à cause des dérives récentes qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain
@Mihkail : oui oui je sais, le libéralisme c'est la nature, aller contre la nature ne peut mener à rien, blablabla. Ce que vous nous proposez, c'est seulement le retour à la loi de la jungle. Loi contre laquelle les humains n'ont cessé de chercher à se protéger en vivant en société, en s'organisant ensemble pour limer les inégalités et combler les faiblesses individuelles. Tu parles d'un progrès..
Et comme vos théories farfelues se heurteront de front aux contingences de la nature humaine (l'Homme n'agit que dans son propre intérêt et par cupidité) vous serez obligé d'entamer une féroce répression, et vous tomberez automatiquement dans la dictature. C'est à cause de cette négation des réalités humaines qu'aucune société communiste n'a jamais pu se maintenir sans réprimer son peuple.
Ce n'est pas une "théorie" libérale, c'est le fondement de toute économie de marché. Nier ce fait, c'est aller contre la nature même de l'activité économique, et donc des échanges entre les gens et les peuples. Si vous voulez aller contre cette nature, vous serez obligé d'avoir des milliers de fonctionnaires pour décider des prix "justes" et des millions e flics pour surveiller les transactions.
@Mikhail : oui, le ba ba de la théorie libérale c'est que ce qui est rare est cher et que c'est le marché qui doit décider. Donc si le logement est rare, les prix doivent monter et seuls les riches doivent pouvoir se loger. Ce qui, dans un monde utopie débarrassé de toute contrainte physique pousserait à une augmentation de l'offre. Mais on est dans la réalité et les contraintes physiques existent
Ca vous fait une belle jambe de savoir que les appartements ne coûtent presque rien grâce au contrôle des loyers, s'il n'y en a aucun de libre avant une liste d'attente de 10 ans, ou s'il faut graisser les pattes de fonctionnaires pour passer devant! Mais quand on veut conserver ses oeillères, on ne craint pas de comprendre comment les choses fonctionnent vraiment.
C'est justement l'absence d'un marché fluide (pour cause de pénurie) qui met la pression sur les loyers et pousse les habitants à la périphérie. C'est pourtant le b-a-ba. Le contrôle du marché ne fonctionne pas, toutes les sociétés qui ont poussé la réglementation à l'extrême (étatisation notamment) ont dû faire face à des pénuries.
@Mikhail : pas assez entravée puisqu'aujourd'hui, à Genève, elle continue à pousser les habitants dehors de leur ville.
Vous pouvez vous épancher autant que vous voudrez sur la "main invisible", le fait est qu'elle est entravée par des menottes puisqu'aujourd'hui, à Genève, il n'y a pas de marché!
@Mikhail : j'aimerais bien que vous me démontriez en quoi le capitalisme a fait progresser le bien-être de l'humanité. Je doute que les peuples des pays du sud qui s'entassent dans des bidons ville soient de votre avis. Si vous parlez de progrès techniques, je vous rappelle que les soviétiques ont envoyé le 1er homme dans l'espace mais je ne vois pas en quoi ça a fait progresser le bien-être...
@Mikhail : Pour qu'il y ait corruption, il faut un corrompu et un corrupteur. Et le corrupteur ce sont les multinationales occidentales, capitalistes et ultra-libérales. Quant à Cuba, il est clair que la révolution a été stoppée par l'embargo US et que les USA ont les moyens militaire de le faire respecter même si il est illégal au regard du droit international.
Abolir la LDTR ! Elle rêve la fondation Avenir Suisse... Répondre
Non, elle ne rêve pas, elle fait son travail, patiemment, au service des propriétaires et des spéculateurs.
La "mobilité" est un échec; la politique d'asile, de par sa délinquance, est un échec; la surpopulation est un échec, la consommation est un échec, la globalisation est un échec et le capitalisme libéral sont des échecs ... ouf! Genève est de fait une petite ville d'un très petit canton dans un petit pays qui se prétend grande ville internationale. Cette politique prétentieuse est vouée à l'échec. Répondre
Propositions on ne peut plus sensées, mais malheureusement inapplicables à Genève certains groupes de pression ont su jouer efficacement sur les problèmes de logement et les rancoeurs d'une bonne partie de la population pour la manipuler et faire voter un arsenal législatif extrêmement contraignant, qui en réalité contribue à l'accroissement de la pénurie. Répondre
@Mikhail : je n'ai rien contre l'idée de coloniser la lune, mars ou je ne sais quel autre système solaire lointain. Mais pas si le but est de fuir une planète qui aura été dévastée par la soif de profit à court terme d'une caste de profiteurs d'un système qui érige la cupidité en dogme et nous sortent que les inégalités sont normales, qu'il est saint qu'elles se creusent de plus en plus.
@Nil: à ce moment-là, on colonisera la lune :-) Blague à part, d'ici qu'on en arrive là, on aura certainement développé les moyens techniques pour le faire.
@Mikhail : et lorsqu'elles l'auront été, vous pensez que le problème sera résolu ? Si non, merci de dire à quelles zones vous vous attaquerez ensuite.
@Nil: regardez donc une fois sur Google Maps l'aspect de l'agglomération, vous constaterez qu'il y a encore bien des zones que l'on pourrait déclasser ou densifier tout en gardant un cadre de vie convivial. Tout le reste n'est que balivernes...
@Mikhail : Vous voulez dire que le canton est vaste, qu'on pourrait bétonner du Salève au Jura, et même combler la rade ? En gros, pour vous, les contraintes physiques n'existent pas, il n'y a que les vilains gauchistes qui posent des problèmes...
Et d'où vient la pénurie, qui permet aux propriétaires déjà en place d'abuser de leur rente de situation ? De la sur-réglementation du marché qui empêche toute concurrence qui mettrait une pression à la baisse sur les prix. En ce sens, les milieux de "protection" des locataires sont des idiots utiles qui font le jeu des gros propriétaires (mais pas des promoteurs qui souhaiteraient construire)
D'où vient cette "rancoeur" selon vous ? Peut-être des pratiques des propriétaires et des régies qui n'hésitent pas à profiter de la pénurie pour traiter les locataires comme des chiens et tout faire pour s'en mettre un maximum dans les poches ?
Cela étant, il faudra que quelqu'un m'explique ce que signifie le titre «Une pénurie fait maison»... j'ai beau creuser, pour moi ça ne veut rien dire... Répondre
Ah vous pensez qu'il faut le lire dans ce sens-là, "une pénurie faitE maison"? C'est possible, ils ont peut-être externalisé l'étude et la rédaction du rapport à Zurich, mais dans ce cas-là il est dommage que le titre n'ait pas été relu par un francophone, ça aurait évité la coquille...
C'est tout simple, à Genève l'immigration est très forte, et les autorités privilégient cette immigration pour l'obtention des logements. Dans mon quartier, chaque mois je peut constater cette évolution. Cherchez l'erreur. Sans parler des naturalisations à tour de bras. ABE
c'est un peu comme le gâteau fait maison.... en gros pour dire que nous sommes responsable ou que qqun est responsable de la pénurie...
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