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La libre circulation divise et effraie les PME romandes
Par Xavier Alonso, Berne. Mis à jour le 24.06.2012 4 Commentaires
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«PME et migrations», le thème choisi pour les 45e?Journées des arts et métiers organisées par la faîtière des PME suisses, l’USAM, donnera lieu à quelques débats enflammés. Aujourd’hui et demain, les patrons des PME romandes abordent à Champéry les défis posés par la libre circulation des personnes.
Et l’enquête réalisée par M.I.S. Trend auprès de 515 PME romandes présente des résultats explosifs .
Ainsi, 57% des patrons romands de PME acceptent l’initiative de l’UDC «Stopper l’immigration massive». Une bombe! Dans le détail: 19% de sondés sont entièrement d’accord et 38% sont plutôt d’accord. La même question, posée en novembre 2011, à des entrepreneurs alémaniques avait donné un résultat bien différent. En effet, 65% des sondés outre-Sarine rejetaient cette initiative visant, entre autres, la réintroduction des contingents à l’immigration et à donner aux Suisses la priorité sur les étrangers dans la recherche d’un emploi.
Un Röstigraben inversé? «Contrairement à l’enquête alémanique, la Romandie inclut les micro-entreprises – de cinq à neuf salariés. Ce sont celles qui sont confrontées le plus durement aux problèmes de recrutement, à la sous-enchère et aux faux indépendants», explique Jean-François Rime, président de l’USAM.
Besoin accru de sécurité
Pour le coup, le sondage romand a toutes les chances d’être plus près de la réalité. La campagne ne fait que commencer, mais les volets de cette enquête qui mesurent le «ressenti» de la libre circulation mettent en exergue un besoin accru de protection et de sécurité. Ainsi à la question globale – chance ou risque? – les réponses renvoient dos à dos opposants et partisans: chance 38%; risque 37%. Tandis qu’une majorité des sondés estime qu’elle a une influence non négligeable sur des thèmes du quotidien comme l’encombrement du trafic (56%) et la cherté du logement (48%). Dans un registre quasi similaire, les mesures d’accompagnement sont jugées par les patrons comme un outil efficace à 55%. Mais surtout, dans le détail des propositions, 80% d’entre eux demandent davantage de contrôles!
«La problématique des frontaliers est sans doute plus vive chez nous. Et le fait que nous ayons donné du poids aux micro-entreprises, moins bien armées contre la concurrence, dessine un état d’esprit des patrons, favorables sur le fond à la libre circulation, mais qui ne cachent pas les problèmes», avance Jean-François Rime pour expliquer le paradoxe.
Apport à l’économie
En effet, les questions plus techniques sur la libre circulation des personnes obtiennent des réponses plus généralement favorables. Ainsi 76% des patrons sondés jugent leurs activités positivement touchées. A noter que 36% des PME romandes emploient actuellement au moins un travailleur de l’UE (permis L de 12?mois ou B de 5?ans). Ainsi même le controversé sujet des frontaliers s’en tire bien: puisque 59% (67% pour Genève et 52% pour Vaud) apprécient favorablement leur apport à l’économie de leur canton. (TDG)
Créé: 24.06.2012, 21h50
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4 Commentaires
Chez nous, nous privilégions l'embauche de résidents locaux car notre vision est basée sur le long terme. Un chômage de longue durée qui s'installe est nocif pour une société aussi petite que Genève. Nous ne pouvons promouvoir une philosophie locale tout en embauchant global, ce serait hypocrite. Il faudrait vraiment que Genève construise du logement par contre! - www.colosse.ch Répondre
Il faut donner la priorité aux résidents et si le travailleur recherché n'existe pas en Suisse, selon des critères strictes, recruter à l'étranger (ingénieurs et le personnel soignant). Le chomage suisse, le dumping salarial et les bugets de nos assurances sociales explosent alors que la consommation locale se fait sous d'autres lattitudes. Tout autre décisions serait irresponsable et très candide Répondre





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