Amour 2.0: une app de rencontre made in Switzerland

Saint-ValentinEn décembre 2015, trois ex-étudiants en HEC à l’Université de Lausanne ont lancé leur application de rencontres: Blurred.

Alexandre Poccard (au centre) a fondé Blurred avec Valentin Pietra (à g.) et Maxime Weill.

Alexandre Poccard (au centre) a fondé Blurred avec Valentin Pietra (à g.) et Maxime Weill. Image: DR

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Malgré une concurrence acharnée, certains tentent encore de se faire une place en sortant leur application de rencontres. En décembre 2015, trois ex-étudiants en HEC à l’Université de Lausanne ont lancé leur application de rencontres: Blurred. Alexandre Poccard, l’un des trois fondateurs avec Valentin Pietra et Maxime Weill, nous donne sa vision du marché.

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Est-il vraiment possible de percer dans une industrie aussi concurrentielle?

Il est vrai que beaucoup d’applications apparaissent aujourd’hui. Mais elles sont sans base solide derrière et finissent par disparaître aussi rapidement qu’elles sont apparues. Nous sommes persuadés qu’avec un concept innovant et fun, il est possible de percer. Au vu de nos premiers test auprès d’utilisateurs en Suisse, nous sommes convaincus du potentiel de Blurred!

De quelle manière vous distinguez-vous des autres?

La grande différence avec Blurred est que ce n’est plus votre apparence qui importe, mais votre personnalité. Imaginez-vous dans un café, vous apercevez une personne qui attire votre attention. Supposons que vous ayez les deux téléchargés l’application, vous aurez la possibilité de lui envoyer un message ainsi que d’apparaître sur son téléphone… complètement flouté, «Blurred». Ce n’est qu’au fil de votre conversation que votre image deviendra de plus en plus nette.

La Suisse est-elle un marché suffisamment grand pour rentabiliser une application de rencontres en ligne?

La Suisse était un excellent point de départ pour pouvoir tester l’application, mais nous devrons compter sur d’autres destinations pour capter une base suffisamment importante d’utilisateurs. Nous levons actuellement des fonds pour percer à Barcelone, ville cosmopolite et très ouverte aux nouvelles technologies. Puis, si tout se passe comme prévu, nous nous lancerons dans d’autres villes Européennes tel que Londres ou Paris.

Quel est votre modèle d'affaires?

Comme la grande partie des applications de ce type, elle se base sur un modèle freemium (gratuite à la base avec des options payantes, ndlr).

Quels montants sont nécessaires pour lancer une telle application?

Nous avons d’ores et déjà investi 80000 francs qui nous ont permis de développer l’application sur différentes plateformes, mais aussi de réaliser plusieurs series de beta testing pour arriver à un produit commercialisable. Désormais, nous allons consacrer l’essentiel de nos moyens dans le marketing, un élément fondamental dans ce marché pour arriver à développer cette base essentielle d’utilisateurs. Actuellement, nous cherchons des investisseurs pour lever 250000 francs.

Les enjeux autour de ce type d'applications sont-ils purement marketing?

Il existe d’autres défis majeurs, dont la rétention des utilisateurs. En gros il est important qu’ils restent actifs sur les plates-formes de rencontres téléchargées. L’autre difficulté majeure est d’arriver à établir une certaine parité entre hommes et femmes. Beaucoup d’applications souffrent en effet d’un manque de profils féminins. (TDG)

Créé: 13.02.2017, 18h24

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