Une montre connectée «Swiss made»

HorlogerieTAG Heuer a présenté à Brunnen, près du Grütli, la deuxième génération de sa smartwatch.

Jean-Claude Biver, CEO de TAG Heuer, presente la smartwatch 'Connected Modular 45', lors d'une conférence de presse à Brunnen.

Jean-Claude Biver, CEO de TAG Heuer, presente la smartwatch 'Connected Modular 45', lors d'une conférence de presse à Brunnen. Image: URS FLUEELER/EPA

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L’endroit, le village de Brunnen dans le canton de Schwytz, n’a pas été choisi par hasard. TAG Heuer a installé sa tente au bord du lac des Quatre-Cantons, juste en face de la plaine du Grütli. «Le cœur de la Suisse», s’exclamera Jean-Claude Biver, CEO de la marque et président du pôle horloger du groupe LVMH. «Là où tout a commencé…» S’il a pris quelques libertés avec l’histoire suisse, l’homme a planté le décor parfait pour délivrer son message. Une semaine avant l’ouverture de Baselworld – à laquelle le géant coréen Samsung participera pour la première fois avec sa Gear S3 – il a dévoilé la nouvelle génération de sa montre connectée. Une version qui affiche fièrement ses couleurs helvétiques sur la carrure…

Ardent défenseur du Swiss made, Jean-Claude Biver a toujours eu en tête d’importer en Suisse la technologie mise à disposition par son partenaire Intel. Il en parle depuis deux ans et l’apparition de la première montre connectée en plein cœur de New York. «Le Swiss made a beaucoup fait pour la promotion de la Suisse et de l’horlogerie. C’est une référence dans le monde entier.» Plusieurs options se sont alors présentées à lui. Il a choisi la plus logique: installer une unité de production à La Chaux-de-Fonds, avec une cinquantaine d’employés formés par l’entreprise américaine. Les modules électroniques sont désormais assemblés, contrôlés, puis testés dans cette manufacture. Ils sont ensuite emboîtés à l’interne. «Nous respectons ainsi les conditions du Swiss made», se réjouit le patron.

S’il a été ouvertement critiqué par ses confrères au moment de lancer cette aventure, Jean-Claude Biver n’a jamais regretté son choix. TAG Heuer n’a vendu «que» 56 000 montres connectées depuis son lancement, mais ce projet a été profitable à plus d’un titre pour la marque. «Ce chiffre peut paraître minime, mais nous restons une marque de luxe», précise-t-il. «La montre connectée nous a permis de communiquer différemment et de nous lier à une autre communauté de clients. Nous les amenons dans l’univers de TAG Heuer, c’est une garantie pour l’avenir!» Alors qu’il n’a jamais caché son agacement sur les lenteurs de production, notamment dans la livraison des modules électroniques, il est désormais assuré, avec son unité d’assemblage de La Chaux-de-Fonds, de contrôler le flux de fabrication. Du coup, il espère vendre 150 000 montres connectées en 2017…

Mais la TAG Heuer Connected Modular 45 a plus d’un tour dans son sac. Elle permet le paiement direct, elle est équipée d’un GPS et d’un écran LCD beaucoup plus lisible, elle est résistante à l’eau à 50 m et elle peut surtout être configurée à l’infini. Bracelet, lunette, cadran, boîtier, le client peut «dessiner» la montre de ses rêves à la commande. «Il existe près de 4000 possibilités, c’est magique!» lâche Jean-Claude Biver. Un astucieux système de bracelet permet également de changer de module: passer d’une montre connectée à une montre mécanique en quelques secondes. Moyennant finance évidemment. Livré avec la Tourbillon Heuer 02T, le coffret vaut en effet 17 900 francs suisses. (TDG)

Créé: 14.03.2017, 22h24

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