Entrée en Bourse
Les premiers amis de Facebook touchent le pactole
Mis à jour le 18.05.2012 2 Commentaires
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Le chanteur de U2 Bono, le magnat russe Youri Milner ou le copain de chambrée universitaire du fondateur de Facebook, Dustin Moskovitz, ont tous des milliards de raison d’"aimer" l’entrée en Bourse du géant des réseaux sociaux.
Comme d’autres, ils font partie des personnalités se retrouvant à la tête d’une fortune vertigineuse avec l’introduction en Bourse de Facebook, soit qu’ils aient vendu leurs titres à cette occasion, soit qu’ils capitalisent sur l’incroyable engouement public, qui, selon la plupart des analystes, devait faire bondir l’action au premier jour de cotation vendredi.
Vers 18h05, l’action "FB" gagnait 3,34% à 39,27 dollars, après être passé de plus de 12% à 0% en moins de vingt minutes, au cours de la plus grosse entrée en Bourse pour une valeur internet, et de la deuxième plus importante pour une entreprise américaine tous secteurs confondus. Elle n’a toutefois pas cassé le seuil des 38 dollars.
Au prix annoncé jeudi de 38 dollars par action, Facebook est valorisé à quelque 104 milliards de dollars, toutes stock-options comprises, très au-delà des 23 milliards de dollars de capitalisation de Google à son entrée en Bourse en 2004.
Dans l’opération, la société cède une part minoritaire des actions, pour 6,84 milliards de dollars, 57% des titres étant vendues par des actionnaires actuels.
Le PDG fondateur Mark Zuckerberg, devrait conserver 18,4% du capital, selon les analystes de Morningstar, alors même qu’il vend pour 1,15 milliard de dollars d’actions rien que pour régler la facture fiscale liée à l’opération.
Le deuxième plus gros actionnaire du groupe est le capital-risqueur James Breyer, du fonds Accel Partners, qui cède un peu plus de 49 millions d’actions --pour une recette de 1,86 milliard de dollars.
Bono et Microsoft
Bono quant à lui, grâce à son association avec le fonds Elevation Partner, possède environ 1,5% du réseau social. Ce fonds cède 4,62 millions de titres pour 175,6 millions de dollars.
Le géant informatique Microsoft, souvent raillé pour avoir tardé à prendre le tournant d’internet, fait cette fois figure de visionnaire pour avoir investi 240 millions de dollars dès 2007 pour acheter 1,6% de Facebook --une participation qui pèse aujourd’hui 1,25 milliard de dollars. Il en cède pour 249 millions de dollars, mais conserve 26,2 millions de titres, selon les documents boursiers.
Le fonds DST de M. Milner, qui avait acquis une participation en 2009, vend 45,7 millions d’actions, pour 1,7 milliard de dollars.
D’autres stars de la net-économie ont leur part du gâteau: le fondateur des jeux Zynga Mark Pincus et le cofondateur du réseau professionnel LinkedIn Reid Hoffman vendent environ un million de titres chacun, mais le patron du loueur de vidéos Netflix Reed Hastings, et aussi Sean Parker, fondateur du défunt site d’échange de fichiers musicaux Napster et l’un des premiers mentors de Mark Zuckerberg, gardent les leurs.
Trois cofondateurs richissimes
Les trois cofondateurs de Facebook au côté de M. Zuckerberg, Eduardo Saverin, Chris Hughes, et Dustin Moskovitz, sont aussi devenus immensément riches grâce au site.
Au point que M. Saverin, d’origine brésilienne et installé à Singapour, a renoncé à la citoyenneté américaine, pour réduire sa facture fiscale selon certains. Cette décision fait scandale à Washington, où un projet de loi est annoncé pour colmater cette brèche fiscale.
D’autres, employés des premiers mois qui furent rémunérés partiellement en actions, gardent la tête froide.
"Cela ne va pas changer grand chose pour moi", dit par exemple Dave Morin, qui a quitté Facebook en 2010 pour créer un autre réseau plus modeste centré sur les téléphones, Path.
Ennemis millionnaires
"J’adore skier et bâtir des trucs internet", explique-t-il: "C’est à peu près tout ce que je fais à part passer du temps avec ma femme et mon chien".
L’artiste de graffiti David Choe, qui avait accepté que Facebook le paie en actions plutôt qu’en cash pour des fresques peintes dans d’anciens bureaux à Palo Alto, a désormais de quoi se réjouir de son choix.
Même les adversaires de M. Zuckerberg, les jumeaux Tyler et Cameron Winklevoss et leur camarade Divya Narendra, qui l’accusaient d’avoir volé leur idée, sont aujourd’hui millionnaires grâce aux actions obtenues pour solder des poursuites. (afp/Newsnet)
Créé: 18.05.2012, 19h40
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2 Commentaires
Ca ressemble au fameux schéma de ponzi (Madoff), les premiers, les organisateurs touchent le pactole et les dernier l'auront dans le baba! Répondre
Nous avions eu l'occasion de le dire en 2011 déjà : Face-de-bouc est dangereux car les adeptes de ce réseau ne maîtrisent aucune des données qu'ils lui confient ; ils ne peuvent rien effacer, tout ce qui est mis là y reste. D'ailleurs, en règle générale, on ne devrait écrire, dire ou montrer sur le net que ce qu'on pourrait dire ou montrer à ses propres enfants... Les propriétaires-actionnaires décident de stocker vos données (en l’occurrence aux States) ...et en font ce qu'ils veulent, non ? Elles peuvent ressortir à un moment inopportun pour leurs auteurs, photos, déclarations..Avec la mise en bourse, Face-de-bouc joue gros, car maintenant, il devra rendre des comptes aux actionnaires et leur verser des dividendes. Ce qui veut dire encore plus de pub, éventuellement un réseau payant pour générer des rentrées. Les utilisateurs sont-ils prêts à ce changement ? On a vu ce que ça donne quand la téléphonie mobile est gratuite : conversations coupées par des pub, etc.M. Z. le sait bien et est déjà prêt à faire autre chose avec l'argent généré, on se souvient de Myspace, Altavista, yahoo ! et bien d'autres. Une " valeur " en bourse 30 fois supérieure à son CA, humm... Répondre
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