La Une | Mercredi 27 août 2014 | Dernière mise à jour 12:10
Enquête

Le siège d'UBS France perquisitionné

Mis à jour le 27.11.2013 15 Commentaires

Le juge financier chargé de l'enquête sur le démarchage présumé de riches clients français pour ouvrir des comptes en Suisse a fait procéder à une perquisition au siège parisien de la banque.

Image: ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION/Keystone

Articles en relation

Mots-clés

[Alt-Text] >

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Partager & Commenter

Une perquisition a été diligentée mercredi au siège parisien d’UBS France, menée par le juge financier chargé de l’enquête sur le démarchage présumé de riches clients français pour ouvrir des comptes en Suisse, ont annoncé une source proche du dossier et la banque.

«Dans le cadre de son enquête ouverte en février 2012, le juge d’instruction Guillaume Daïeff s’est rendu, une nouvelle fois, dans les locaux du siège parisien d’UBS France», a indiqué la filiale française du numéro un bancaire suisse.

Dans ce dossier, UBS France et sa maison mère ont été mises en examen pour démarchage illicite. Le juge les a placées sous le statut intermédiaire de témoin assisté pour les faits de blanchiment de fraude fiscale.

Un acte normal

La perquisition menée mercredi est «un acte normal dans ce genre d’enquête. Animée par une volonté de transparence totale, UBS France y a de nouveau apporté son concours», selon le communiqué. «UBS France entend comme depuis le début de cette enquête, poursuivre pleinement et sereinement sa coopération avec la justice», poursuit la banque.

Les juges financiers parisiens soupçonnent la banque d’avoir mis en place un système de démarchage illicite de clients en France les incitant à ouvrir des comptes non déclarés en Suisse dans les années 2000.

Une amende record

En juin, UBS France avait écopé d’une amende record en France de 10 millions d’euros (un peu plus de 12 millions de francs), infligée par le gendarme français du secteur, l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), pour «laxisme» dans le contrôle de pratiques commerciales pouvant relever du blanchiment de fraude fiscale. Une décision que la banque conteste devant le Conseil d’Etat.

Outre la banque et sa filiale française, un ancien directeur général d’UBS France, Patrick de Fayet, un ancien dirigeant du bureau d’UBS à Lille et un cadre salarié d’UBS à Strasbourg ont également été mis en examen pour démarchage illicite (afp- ats/Newsnet)

Créé: 27.11.2013, 14h40

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

15 Commentaires

Trevor Stanton

27.11.2013, 13:17 Heures
Signaler un abus 58 Recommandation 11

L'Union Européenne prône la libre circulation des personnes, biens et capitaux. Mais dès que des capitaux arrivent en Suisse, c'est de la fraude fiscale. Et on voudrait que la Suisse rejoigne l'Union? Au secours...Il conviendrait que l'Union Européenne harmonise sa fiscalité avant de faire la leçon aux autres. Répondre


Jef Spaeth

27.11.2013, 13:58 Heures
Signaler un abus 18 Recommandation 13

Il n'est pas interdit pour un français de placer ses fonds en Suisse ou au Luxembourg. il est seulement obligatoire de le déclarer, seulement, l'UBS envoie en France des agents du "carnet du lait" pour attirer des capitaux illégalement en Suisse. C'est uniquement sur ce point que cette banque est inquiétée. Quand on veut dîner avec le diable, il faut se munir d'une longue cuiller !" Répondre