Le Genevois Gerofinance acquiert l’agence Ed. Lacour à Coppet

Le groupe immobilier romand d’origine genevoise consolide ainsi ses positions en Terre Sainte. Et projette d’en faire bientôt autant ailleurs en Suisse romande.

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Cliquer sur l'image pour l'agrandir Image: Infographie Olivier Chiacchiari

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Alors que le Genevois Brolliet a annoncé la semaine dernière avoir acheté le Lausannois CIL Comptoir de Régie SA (lire notre édition des 20-21 février), la Tribune de Genève est aujourd’hui en mesure d’annoncer, en exclusivité, que le groupe romand d’origine genevoise Gerofinance-Dunand/Régie de la Couronne vient d’acheter l’enseigne vaudoise Ed. Lacour, dont l’unique agence est basée à Coppet. Le contrat d’acquisition entrera en force le 1er avril 2016. Le montant de la transaction n’est pas communiqué. La direction de Gerofinance-Dunand/Régie de la Couronne affirme l’avoir financé sur ses fonds propres.

L’opération est le résultat d’une concordance d’intérêt entre les deux enseignes. Pour le Genevois d’origine Edmond Lacour, patron de l’agence éponyme, qui souhaite aujourd’hui prendre se retraite à 72 ans, il s’agit de transmettre son entreprise, son fils n’ayant pas l’intention de la reprendre: «J’ai ouvert mon agence le 1er avril 1980, raconte Edmond Lacour. De 2007 à 2013, j’ai formé mon fils pour assurer la relève. Mais, pour diverses raisons, il est parti faire de l’immobilier en Thaïlande.»

Une douzaine d’enseignes a pris contact avec Edmond Lacour, «de façon spontanée», affirme-t-il. Et pourquoi avoir choisi finalement Gerofinance-Dunand/Régie de la Couronne? «J’ai rencontré Jérôme Félicité-Ivanès (ndlr: le président du groupe). Outre le fait que sa régie jouisse d’une excellente réputation, qu’il habite comme moi à Tannay et connaît donc bien la région, et que nous avons eu tout de suite un très bon contact, ma décision a été confortée par le fait qu’il conserve le portefeuille de quelque 600 clients de mon agence et qu’il ne licencie aucun de ses employés actuels», explique-t-il. Le professionnel dit ne plus aspirer aujourd’hui qu’à «une retraite bien méritée» et qu’à «avoir plus de liberté pour découvrir le monde».

Des explications que confirme Jérôme Félicité-Ivanès. Pour lui, cette acquisition permet de gagner des parts de marché régional: «L’agence Ed. Lacour fait de la location, de la vente, de la gérance, de la gestion de PPE et de l’expertise immobilière, à l’exception de la promotion. Ses activités sont essentiellement concentrées sur la Terre Sainte. Cela nous permet de consolider notre position dans cette région», indique-t-il. Une région qui est le «prolongement naturel de Genève et où bien des Genevois et des internationaux viennent s’installer» et qui représente «un marché porteur au niveau de l’immobilier, majoritairement constitué de villas et de petites PPE». Et de rappeler avoir en cours la promotion de 15 villas à Versoix et celle d’un immeuble résidentiel de 10 appartements en PPE à Nyon. La commercialisation de chacun de ces projets devrait débuter ces prochains jours.

Jérôme Félicité-Ivanès ajoute qu’il n’y a pas d’autre concurrent immédiat à Ed. Lacour à Coppet même, hormis une agence qui ne fait que de la vente, ce qui est un avantage.

Gerofinance-Dunand/Régie de la Couronne possède une agence à Mies, soit à moins de 4 kilomètres de Coppet. Ouverte en 2008, elle emploie 10 collaborateurs. «A terme, ces deux bureaux auront le même directeur; le responsable de notre agence de Mies allant chapeauter celle de Coppet», précise Jérôme Félicité-Ivanès. Un rapprochement qui devrait se faire en douceur, assure-t-il: «Les employés d’Ed. Lacour à Coppet sont ravis de cette reprise. Notre enseigne donne confiance. Du reste, ils côtoient déjà, travail oblige, nos salariés de Mies. Certains projets de vente ont même été développés en collaboration entre nos deux enseignes avant même ce rachat.»

Selon le responsable, le rachat d’Ed. Lacour va faire croître de 5% les états locatifs de Gerofinance-Dunance/Régie de la Couronne en Terre Sainte, pour atteindre un montant cumulé de 40 millions de francs. «C’est un bon volume pour une telle région», estime-t-il.

Cette acquisition permet aussi au groupe Gerofinance-Dunand/Régie de la Couronne de poursuivre son développement. Celui-ci a été particulièrement rapide en moins d’une décennie (voir la timeline) et a été «boosté» par le rachat du groupe Régie de la Couronne en 2011, à travers lequel il a gagné d’un seul coup 5 agences. Dans sa nouvelle configuration, le réseau compte désormais 16 agences en Suisse (en comptant l’agence sous enseigne Partner Real Estate à Zurich, voir la carte). Cette taille fait de lui l’un des plus importants acteurs du marché immobilier romand. «Le secteur immobilier vit un mouvement de concentration: la conjoncture est moins favorable, les marges dans nos métiers sont moins intéressantes; atteindre une taille critique est dès lors nécessaire, autant pour pouvoir réaliser des économies d’échelle que pour pouvoir satisfaire les demandes des clients», explique Jérôme Félicité- Ivanès.

Le responsable nous confie être intéressé par le rachat d’une autre agence immobilière dans le canton de Vaud, dans la région lausannoise, et viser d’autres acquisitions dans les cantons de Fribourg et du Valais, où l’enseigne est déjà implantée, sans plus de précision.


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(TDG)

(Créé: 26.02.2016, 16h38)

Jérôme Félicité-Ivanès, président de Gerofinance-Dunand/Régie de la Couronne (Image: DR)

Vers un nouveau nom pour le groupe

Fondée en 1962 à Genève, la régie Gerofinance devient Gérofinance-Dunand après avoir acheté en 2008 la régie genevoise Dunand & Cie SA. Trois ans plus tard, Gerofinance-Dunand acquiert le réseau de 5 agences du vaudois Régie de la Couronne, basé à Lutry (près de Lausanne), et se rebaptise en Gerofinance-Dunand/
Régie de la Couronne.

Avec la récente reprise de l’agence immobilière Ed. Lacour à Coppet (lire ci-contre), la nouvelle entité va-t-elle désormais s’appeler Gerofinance-Dunand/Régie de la Couronne/Ed. Lacour? Jérôme Félicité-Ivanès, le président du groupe, admet en souriant que le nom actuel et déjà long et qu’il n’est donc pas question de l’allonger davantage.

Le responsable ajoute qu’il est en train d’étudier, avec ses collaborateurs et ses clients, la création d’un nouveau nom. S’il refuse à en dire plus pour l’heure, il précise que cela «ne sera en tous pas un acronyme». FB

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