Recrutement
L’économie s’offre deux nouveaux patrons allemands
Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 03.04.2012 2 Commentaires
Recrutement bidon
Articles en relation
- L’Allemand Arndt Groth dirigera PubliGroupe
- Les chiffres de Publigroupe accusent le coup
- Le bénéfice de Lonza a fondu en 2011
Mots-clés
SwissquoteGraphique boursier
Le groupe chimique Lonza (LONN 73.85 0.07%) aura pour nouveau patron un ancien de Henkel, l’Allemand Richard Ridinger. Publigroupe (PUBN 119.9 -1.80%) a lui recruté Arndt Groth chez l’éditeur Axel Springer.
Rien là de bien surprenant. Les tops managers étrangers - Allemands en tête - sont légion dans les grandes firmes suisses. Ils étaient 36% en 2006 et 48% parmi les nouveaux arrivés en 2010, selon le cabinet de recrutement Guido Schilling.
Une tendance bien ancrée donc, que ce cabinet, dans une étude publiée l’an dernier, voyait se renforcer. Selon lui, les dirigeants étrangers devraient même être majoritaires dans les grandes entreprises suisses en 2015.
Professeur à l’IMD, Stéphane Garelli ne mettrait pas sa main au feu. «A compétences égales, on va engager un peu moins de CEO étrangers, juge-t-il. L’impact de la politique et les relations avec les politiques ont pris beaucoup d’importance. UBS par exemple a nommé un CEO suisse…»
Une nécessité
Stéphane Garelli voit toutefois l’engagement de top managers étrangers comme une nécessité pour l’économie suisse. Trois raisons à cela.
D’abord, la taille de l’économie suisse est disproportionnée à l’aune de sa population. Les Suisses devraient être 17 à 20 millions pour offrir un réservoir suffisamment vaste pour répondre à ses besoins, selon l’économiste.
L’économie suisse est très globale, note-t-il aussi. «La Suisse est quasiment le pays qui a la balance des comptes courants la plus excédentaire. Par définition, il lui faut des cadres étrangers.»
S’ajoute le fait que, selon Stéphane Garelli, le «système d’éducation n’est pas capable de produire suffisamment de managers», qu’il faut donc recruter ailleurs.
Nestlé et la finance
Cas emblématique, le groupe Nestlé est mené depuis bientôt un siècle par des dirigeants étrangers. Très tôt aussi, le secteur financier a fait appel à des tops managers arrivant de New York ou Londres, faute de disposer de formations adéquates.
Le Swiss finance institute a participé à combler cette lacune mais Credit Suisse par exemple reste dirigé par un Américain. Si elle apporte compétences, expériences et idées nouvelles, cette ouverture des entreprises suisses a aussi son revers, note Stéphane Garelli.
Dans le cas de Novartis à Prangins, par exemple, le patron américain de la firme bâloise n’a pas mesuré tout de suite l’impact que provoquerait l’annonce d’une fermeture du site.
«Un CEO qui ne connaît pas la sensibilité suisse, qui ne lui accorde pas l’attention voulue en tant que marché de base, est un désavantage», note l’économiste.
Stéphane Garelli juge en tout cas nécessaire de conserver des conseils d’administration majoritairement suisses pour jouer les contrepoids.
«Pas besoin de quotas, estime-t-il. Mais sur le principe, il est bon de garder un bon nombre de Suisses, qui puissent sensibiliser les CEO globaux.» (Newsnet)
Créé: 03.04.2012, 17h24
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
2 Commentaires
Oui, surtout que Garelli est Français ! L'UBS a nommé à sa tête un Allemand et un Italien. Les to p managers sont étrangers, car le Suisse moyen préfère son apprentissage et son préstigieux CFC ! Répondre
Tout reste à penser qu'à la tête de telles entreprises, le Suisse est moins capable qu'un CEO étranger. Une très mauvaise référence! Répondre
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.






Veuilliez attendre s'il vous plaît 























