L’UNIL souhaite à son tour favoriser l’esprit entrepreneurial

Académie et entreprisesL’université vient de lancer une plate-forme qui permettra aux étudiants de développer leur entreprise durant leurs études.

Jean-Philippe Bonardi, doyen de la HEC.

Jean-Philippe Bonardi, doyen de la HEC. Image: DR

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«Il était temps», penseront certains. L’Université de Lausanne (UNIL), sur l’impulsion de la faculté des HEC, prévoit enfin d’apporter un soutien concret à l’entrepreneuriat, et plus particulièrement aux jeunes pousses. La Haute Ecole vient en effet de lancer un accélérateur à start-up afin de permettre aux étudiants de développer leur entreprise durant leurs études.

«Contrairement à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), où les projets soutenus sont déjà bien avancés, nous arrivons beaucoup plus en amont, soit au stade de l’idée», explique Jean-Philippe Bonardi, doyen de la HEC. Sous la supervision d’un coach, durant une période de cinq mois, les jeunes sélectionnés pourront notamment lancer une étude de marché, participer à des conventions ou encore bénéficier de locaux. Plus important encore, ils pourront vite déterminer si leur projet tient la route et, en cas d’échec comme de succès, tenter d’en comprendre les raisons. «Il y a une vraie portée pédagogique derrière cette initiative», complète le doyen.

Ce dernier ne cache toutefois pas que, sur le long terme, l’un des objectifs recherchés est de créer un véritable écosystème permettant à l’UNIL de «s’illustrer à son tour dans la création de jeunes pousses». L’occasion est également propice pour mettre un terme aux nombreuses critiques concernant le manque d’ambition et de soutiens proposés par l’université aux start-up, des critiques exacerbées par le succès croissant de plusieurs spin-offs affiliées à l’EPFL. «Nous souhaitons proposer une approche complémentaire à celle qui se trouve par exemple au parc de l’Innovation», précise Jean-Philippe Bonardi. Cette initiative viendra ainsi en aide à des projets ne nécessitant pas de révolution technologique. En tout, deux ou trois idées impliquant des étudiants des diverses facultés de l’UNIL seront soutenues chaque semestre.

Pour sa phase pilote, lancée il y a seulement quelques jours, deux projets sont actuellement en cours de développement. Le premier, Buildigo, s’inspire du modèle proposé par TripAdvisor (cette plate-forme offrant des avis et des conseils touristiques), mais adapté au secteur de la construction. La plate-forme devrait en effet permettre de trouver facilement «un prestataire de qualité pour ses travaux». Quant à Greenastic – le second projet sélectionné –, son application souhaite simplifier les liens entre clients et jardiniers.

Pour autant que l’accélérateur aboutisse aux résultats escomptés, d’autres étapes pourraient suivre. «La deuxième serait de fonder un incubateur qui prendrait en charge les sociétés les plus prometteuses issues de l’accélérateur, puis la troisième de fonder un club d’investisseurs propre à l’université», explique Nadine Reichenthal. En charge du programme, cette dernière est également à l’origine de Start, un concours conçu pour réunir sous une même casquette des entrepreneurs en herbe de l’UNIL et de l’EPFL. «J’espère qu’un jour il n’y aura plus de distinction marquée entre les deux instituts voisins, mais que l’on parlera du campus de Lausanne», conclut-elle. (TDG)

(Créé: 14.02.2016, 19h07)

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