En 2015, la Suisse a attiré particulièrement peu de firmes étrangères

Promotion économiqueLe nombre d’entreprises internationales qui se sont installées dans notre pays a diminué d’un tiers. Les avis divergent sur les causes de cette chute.

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En 2015, 51 sociétés se sont installées en Suisse occidentale (les territoires francophones et Berne), selon le Greater Geneva Bern area (GGBa), l’organisation en charge de la promotion économique dans ces cantons.

C’est moins qu’en 2014, année au cours de laquelle 87 entreprises ont été accueillies. C’est également moins qu’en 2013 et 2012. Ces firmes étrangères, selon le GGBa, vont créer 218 emplois sur un an et 604 d’ici à 2018. Là aussi, c’est moins que durant les exercices précédents (voir tableau ci-dessus). En 2014 par exemple, 425 postes de travail ont été générés par les 87 arrivées sur un an et pas moins de 1045 sur trois ans. A vrai dire, depuis que le GGBa existe (la structure a été créée en 2010), jamais ses résultats n’ont été aussi mauvais que l’an dernier.

Fiscalité, libre circulation, franc fort
Franc fort, incertitudes sur la libre circulation et fiscalité: voici les trois facteurs qui expliquent, selon le GGBa, sa performance morose l’année dernière. L’organisation de promotion économique évoque une «année conforme aux prévisions», les difficultés étant souvent connues de longue date.

Un observateur, qui préfère rester anonyme, estime pourtant que les conditions-cadres en 2015 n’ont pas été pires que dans les années précédentes. «Je pense qu’elles sont légèrement meilleures l’an dernier car sur le dossier clé de la fiscalité on a enfin une certaine visibilité avec la RIE III», souligne-t-il.

Le GGBa dit se concentrer sur les firmes de qualité. «Encore plus que par le passé, nous nous concentrons sur des projets innovants et à forte valeur ajoutée dans nos activités de prospection», explique Thomas Bohn, qui a pris la direction de la structure intercantonale en juillet dernier. «Nous nous concentrons en priorité sur les projets qui s’inscrivent le mieux dans le tissu économique local et qui viennent le renforcer et l’enrichir», ajoute-t-il.

«Optimiste pour 2016»
Jean-Nat Karakash, conseiller d’Etat neuchâtelois en charge de l’Economie et président du GGBa, renchérit: «L’innovation et l’excellence sont plus que jamais au cœur de notre stratégie, ce qui nous a permis de rester attractifs auprès des investisseurs étrangers.»

Le GGBa juge que l’année en cours «s’annonce sous de bons auspices avec un flux de projets très prometteurs». L’organisation se dit donc «raisonnablement optimiste pour 2016». (TDG)

(Créé: 23.02.2016, 15h54)

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