La Une | Jeudi 24 mai 2012 | Dernière mise à jour 23:34
Grande distribution

Coop voit son bénéfice net baisser de plus de 8% en 2011

Mis à jour le 14.02.2012 11 Commentaires

Le géant bâlois a réalisé un chiffre d’affaires en hausse de 38,6% l'an dernier. Mais son bénéfice net a fortement baissé.

 Dans le seul commerce de détail, Coop a réalisé un chiffre d’affaires en baisse de 0,9% par rapport à 2010 à 18,4 milliards de francs.

Dans le seul commerce de détail, Coop a réalisé un chiffre d’affaires en baisse de 0,9% par rapport à 2010 à 18,4 milliards de francs.
Image: Keystone

La baisse des prix a influencé négativement le bénéfice net de Coop, en recul de 8,1% en 2011 à 432 millions de francs. Malgré cet environnement compliqué, le grand distributeur bâlois est satisfait d’avoir gagné des parts de marché.

L’augmentation du pouvoir d’achat liée à de sensibles augmentations de salaires n’a pas eu l’effet escompté sur le climat de consommation en 2011, a déclaré mardi à Muttenz (BL) Joos Sutter, président de la direction générale de Coop. «Les prix ont fortement baissé, dans une mesure qui ne s’était plus produite depuis 1969».

Faiblesse de l'euro en cause

La faiblesse de l’euro a fortement influencé la situation. «Avec le tourisme d’achat, on estime aujourd’hui à 5 milliards de francs par an le montant des achats qui échappe aux distributeurs suisses», a ajouté Joos Sutter. Cela représente au moins 10’000 emplois, qui partent ainsi au-delà de la frontière.

Dans ce cadre-là, «Coop a plutôt bien résisté», précise le nouveau patron du grand distributeur. Dans le secteur Retail (hypermarchés, supermarchés, restaurants), l’entreprise a perdu 528 emplois à 19’551. En termes d’effectifs, cela représente 1080 personnes à 26’119.

Au niveau du groupe, les effectifs ont toutefois bondi de 21’737 à 75’296 en raison de l’intégration de Transgourmet, numéro deux européen de la distribution pour les professionnels de l’alimentaire.

En termes de chiffre d’affaires, le Retail qui compte 816 magasins a «bien défendu sa position». Les ventes ont diminué de 2,6% à 11 milliards, mais comme les prix ont baissé de 3,2%, l’augmentation réelle est de 0,6%, par rapport à 2010. Selon l’institut Nielsen, Coop aurait même gagné des parts de marché.

Le bio cartonne

«Les produits écologiques et équitables ont particulièrement bien résisté à la crise», a dit Joos Sutter. En 2011, les ventes de denrées alimentaires bio ont augmenté de 4% à 829 millions de francs.

«Dans ce domaine, notre chiffre d’affaires et nos parts de marché connaissent une progression ininterrompue depuis 18 ans», a expliqué Jürg Peritz, chef de la direction marketing/achats. Fin 2011, Coop détenait une part de marché de 40,6% dans ce secteur-là.

Les 567 magasins du domaine Trading (Coop City, Coop Brico+Loisirs, Import Parfumerie, Toptip/Luminart, Interdiscount et Christ Montres & Bijoux) ont subi en 2011 un recul de 3,9% à 3,2 milliards. Alors que le marché de l’électronique grand public s’effondrait (-13,9%), Interdiscount « a bien défendu ses positions» avec un recul de 8,3% des ventes à 83 millions, a ajouté Joos Sutter.

Au niveau global du groupe Coop, le chiffre d’affaires s’est inscrit à 27,7 milliards de francs, en hausse de 38,6%. Cette progression, fortement influencée par l’achat de Transgourmet, permet au distributeur de devenir numéro un suisse de la grande distribution devant Migros (24,82 milliards). En termes de commerce de détail uniquement, le géant orange reste leader.

Perspectives difficiles

La première consolidation de Transgourmet a toutefois pesé sur le résultat financier 2011 (-175 millions), contre une perte de 71 millions en 2010. L’évaluation de prêts et de titres dans la zone euro a eu aussi une influence négative.

L’EBITDA (cash-flow d’exploitation) est passé de 1,955 milliard en 2010 à 1,917 milliard un an plus tard, en raison notamment d’une pression sur les marges liées aux baisses de prix. L’EBIT (résultat d’exploitation) a progressé en 2011 de 4 millions à 713 millions.

Pour 2012, le climat de consommation reste morose. Selon l’institut BAKBASEL, il faut s’attendre à un recul nominal de 0,4% des chiffres d’affaires. Le recul des prix devrait se poursuivre et atteindre 1,1% dans le commerce de détail.

«La faiblesse de l’euro continuera à nous donner du fil à retordre. L’évolution des prix des matières premières constituera également un défi de taille pour tous les acteurs du marché», a conclu Joos Sutter. (ats/Newsnet)

Créé: 14.02.2012, 07h07

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11 Commentaires

fontana stephane

14.02.2012, 08:26 Heures
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c'est normal en tout dumoins pour les Genevois qui vont mainrtenant faire leur grosses courses en France juste retour de manivelle, les magasins font travailler les frontaliers et les clients Suisses font travailler la France.. Répondre


Once Mokedenou

14.02.2012, 08:37 Heures
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Non seulement les prix sont moins élevés en France, mais souvent, la qualité des denrées y est bien supérieure (ne serait-ce que pour la viande) qu'en Suisse. Comme dirait l'autre, faudrait être con pour ne pas en profiter! Répondre



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