Merck Serono
Bertarelli se dit très triste et surpris de la fermeture
Mis à jour le 25.04.2012 50 Commentaires
Ancien patron de Serono
La famille Bertarelli a fondé l’entreprise Serono, active dans la lutte contre la stérilité, à Rome en 1906. Ernesto Bertarelli occupait le poste de directeur général depuis 1996 lors de son rachat par le groupe pharmaceutique allemand Merck en 2007.
Serono était considéré comme la troisième entreprise de biotechnologie au monde. La transaction avait alors été chiffrée à 16,8 milliards de francs.
Le résultat de cette vente a fait grimper Ernesto Bertarelli au rang de la 83e fortune mondiale en 2011, selon le magazine économique Forbes, avec quelques 10 milliards d’actifs. Selon Bilan, la famille Bertarelli était la 2e fortune de Suisse l’année dernière, derrière Ingvar Kamprad, de l’empire Ikea.
La vente de Serono a permis à Ernesto Bertarelli de créer en 2008 une société d’investissement dans la biotechnologie, Ares Life Science, pour acquérir de nouvelles entreprises par la suite (Euromedic, Esaote, Stallergenes).
Le milliardaire s’est aussi rendu célèbre en Suisse en tant que propriétaire de la flotte Alinghi, qui a remporté la Coupe de l’America, en 2003 et 2007.
Outre la biotechnologie, la famille Bertarelli est active dans la gestion de fortune (elle possède deux sociétés), l’investissement financier, l’immobilier et l’hôtellerie.
La Fondation Bertarelli intervient quant a elle dans le soutien de projets éducatifs, sportifs et environnementaux.
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La décision de fermer Merck Serono, selon Ernesto Bertarelli, montre que «nous ne sommes pas à l'abri d'un environnement économique mondial difficile».
«C'est malheureux», relève mercredi Ernesto Bertarelli dans une interview accordée au Temps la veille, en marge d'une manifestation à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. «Je suis attristé pour toutes les personnes concernées en Suisse, notamment à Genève, où s'est écrite une bonne partie de l'histoire de Serono».
Impuissance de mise
«Malheureusement, je ne peux que prendre acte de cette décision; depuis la vente de Serono en 2006, je n'occupe plus aucune responsabilité dans cette société». Au-delà, l'entrepreneur genevois, ancien vainqueur de la Coupe de l'America de voile, se dit «très surpris» de la logique d'un «point de vue purement économique».
Ernesto Bertarelli relève que les produits Serono ont bien marché, évoquant le Rebif, son médicament phare contre la sclérose en plaques, dont le chiffre d'affaires a presque doublé à près de 2 milliards de dollars ces cinq dernières années. Reste qu'à ses yeux le contexte économique mondial de concurrence a lourdement pesé.
«Dans ce contexte, les différents pays et leurs sociétés ont tendance à protéger leurs propres intérêts». Pour Ernesto Bertarelli, ceci peut expliquer pourquoi Genève - qui n'est pas le principal centre administratif de Merck, dont le siège se trouve dans la ville allemande de Darmstadt, soit sacrifié.
L'évidence de rester à Genève
L'ancien actionnaire principal de Serono, spécialiste des biotechnologies, constate encore que le groupe pharmaceutique Merck avait consenti d'importants investissements en Suisse depuis le rachat en 2006. De plus, les effectifs avaient augmenté d'un quart en l'espace de cinq ans.
Au-delà, Ernesto Bertarelli note qu'aucune condition n'avait été fixée lors de la conclusion de la cession quant au maintien temporaire ou durable de Serono à Genève. «Ce n'était pas une condition, c'était une évidence», lâche-t-il en signalant une fois encore son étonnement.
Mardi, Merck a provoqué une onde de choc en annonçant la fermeture de sa division Merck Serono dans la cité de Calvin. Au total, 1250 employés sont concernés: 750 postes seront transférés sur d'autres sites et 500 autres supprimés d'ici au premier semestre de l'an prochain. (ats/Newsnet)
Créé: 25.04.2012, 10h00
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La rédaction
50 Commentaires
M. Bertarelli avait vendu une entreprise vide, après avoir démantelé la R+D et n'avoir pu mettre aucun nouveau produit dans le pipeline. il a bien joué son coup en tant qu'homme d'affaires, mais qu'il ne vienne pas jouer au gars surpris. Qu'il retourne sur son yacht et qu'il se taise, par respect pour les employés dont je fais partie. Répondre
C'est marrant cette tristesse et cette indignation. Les licenciements d'aujourd'hui sont pourtant simplement le résultat du capitalisme tant à l'honneur en Suisse. On veut jouer au capitaliste tant qu'on gagne et on pleure lorsque des gens se retrouvent à la rue ? Un peu de sérieux, il faut assumer ! Répondre





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