Négociations salariales
L'USS réclame des hausses salariales de 1,5 et 2,5%
Mis à jour le 03.09.2012 1 Commentaire
Egalité entre hommes et femmes
Dans ses revendications, l'USS porte une attention toute particulière pour 2013 aux salaires des femmes. Ces dernières gagnent toujours environ 39% de moins que les hommes dans le secteur privé et 20% de moins dans le domaine public.
De tels écarts ne peuvent pas «s'expliquer par des différences de qualification, d'exigences, de position dans l'entreprise, d'appartenance à une branche ni par d'autres caractéristiques», a déclaré lundi devant la presse réunie à Berne, Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS. Ils constituent une discrimination salariale, qui selon la loi sur l'égalité entre femmes et hommes, doit disparaître.
Pourtant, cette discrimination salariale ne «s'est réduite ces dix dernières années, par exemple dans le secteur privé, que de 2,2%. Ce rythme de sénateur n'est plus tolérable. Il faut, en 2013, des hausses de salaire spécialement pour les femmes», a ajouté Daniel Lampart.
Dans la vente, les écarts de rémunération avoisinent 18% aux dépens des femmes. Pour Vania Alleva, membre du comité directeur d'Unia, il faut instaurer partout des salaires minimaux obligatoires et prévoir des améliorations ciblées des salaires féminins. Le syndicat invite les grands distributeurs, comme Migros, à participer au Dialogue sur l'égalité des salaires.
Syndicom se félicite que ses partenaires sociaux, dont La Poste et Swisscom, aient été parmi les premières entreprises à avoir terminé ce Dialogue avec succès. Chez Upc cablecom, le processus est en cours. Ringier Print Adligenswil est la première firme de l'industrie graphique à adhérer au Dialogue sur l'égalité des salaires, une branche «où de nombreux progrès sont encore à faire».
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L'Union syndicale suisse (USS) rappelle que l'augmentation de la productivité en Suisse doit profiter à tous les travailleurs. Pour 2013, elle exige des hausses salariales entre 1,5 et 2,5% et un relèvement de 100 à 200 francs des salaires minimums.
«Les négociations salariales des dernières années ont eu des effets modestes pour la majorité des salariés de Suisse, a déclaré Paul Rechsteiner, président de l'USS, lundi devant la presse réunie à Berne. Dans les faits, l'individualisation de la politique salariale n'a servi que les hauts et très hauts salaires».
Seul un retour à une politique d'augmentations généralisées peut corriger la fausse voie suivie ces dernières années, a ajouté M. Rechsteiner. Les négociations salariales à venir doivent permettre l'augmentation des salaires minimaux qui sont trop bas. Dans ces secteurs, des augmentations fixes de «100 à 200 francs» apportent la bonne réponse, a-t-il précisé.
Selon Daniel Lampart, chef économiste de la faîtière syndicale, il y a suffisamment d'argent pour des hausses salariales. «La productivité du travail a augmenté de 1 à 1,4% par an ces dernières années (...) et les salaires sont restés en retrait» de cette progression, relève-t-il.
Vania Alleva, membre du comité directeur du syndicat Unia, a rappelé que si les organisations patronales n'ont que «la crise de l'euro» à la bouche, le PIB devrait croître de près de 1,5% en 2012.
Revenu disponible en baisse
Daniel Lampart a ajouté également que si le prix du pétrole reste à son niveau actuel, le renchérissement deviendra positif en Suisse vers la fin de l'année. L'indice des prix à la consommation ne tient pas compte du renchérissement des primes des caisses-maladie dont la hausse entre 2010 et 2011 a réduit de 0,4% le revenu disponible des ménages, a précisé Vania Alleva.
Par branche, Unia exige des hausses de 2,5% dans le commerce de détail, notamment chez Coop et Migros, de 100 francs à titre général dans le transport routier privé, l'industrie MEM, chimie, alimentaire et pharmaceutique et de 1% au moins dans les métiers de l'artisanat ( 100 francs pour les salaires minimaux).
Alain Carrupt, coprésident de syndicom, a déclaré que le syndicat va réclamer une augmentation de 2,5% de la masse salariale à La Poste, «une entreprise florissante dont les résultats sont générés pour l'essentiel grâce aux immenses efforts consentis par les employés». Chez Swisscom, l'accord déjà conclu l'an dernier prévoit une hausse de la masse salariale de 1,2%.
Industrie graphique: bras de fer
Dans l'industrie graphique, une hausse de 200 francs des salaires minimaux est exigée et aucun salaire horaire inférieur à 22 francs. Les négociations de renouvellement de la CCT, qui débuteront le 20 septembre, s'annoncent «très difficiles» puisque l'association patronale remet en cause d'importants acquis sociaux et demande notamment une diminution des indemnités pour travail de nuit, a expliqué M. Carrupt.
Au niveau des chemins de fer, le SEV revendique une hausse de 1 à 2% de la masse salariale. Pour plusieurs entreprises, le SEV demandera qu'une partie de la hausse prenne la forme de plus de temps libre (jours de congé surtout).
A titre de comparaison, Travail.Suisse exige des hausses de salaires quasi comparables, soit entre 1 et 2,5% pour l'an prochain, et des hausses de 100 francs pour les plus basses rémunérations. (ats/Newsnet)
Créé: 03.09.2012, 12h16
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La rédaction
1 Commentaire
C'est peu mais c'est mieux que rien. Pendant ce temps, les profits prennent une part toujours plus grande de la richesse produite tandis que les salaires stagnent. Répondre
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