Emploi
Pourquoi la banque réduit la voilure en silence
Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 05.07.2012 1 Commentaire
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Secret bancaire en guenille, accords de double imposition flous, concurrence asiatique croissante: les incertitudes pèsent sur le monde bancaire suisse.
Confrontées à une base de revenu qui s’érode, les banques taillent dans leurs effectifs. Des centaines de banquiers perdent leurs jobs. Mais elles le font discrètement, sans bruit.
Ce n’est pas étonnant, juge un spécialiste du secteur. «En aucune circonstance il ne faut montrer ses faiblesses. Cela aurait des implications fatales sur le marché, comme des sortie d’argent supplémentaires», explique Olivier Traxel dans la Handelszeitung.
Or, selon lui, beaucoup de petites banques n’ont pas la masse critique suffisante. Soit 10 milliards de francs d’actifs sous gestion. Elles ne peuvent se permettre de perdre des fonds.
Eviter la panique
Les banques se la jouent donc profile bas. Elles cherchent à se donner une image sociale, dans un monde où le banquier a mal à sa réputation.
Exclu d’annoncer des licenciements de masse. Ils suscitent la colère de la population et les pots cassés sont difficiles à recoller. Surtout pour les instituts actifs dans la banque de détail, plus dépendants de la clientèle de proximité.
Mais le risque de dégât d’image n’est pas la seule explication, estime le spécialiste. Les licenciements de masse provoquent de l’insécurité. Eviter la panique passe donc par la tactique du salami.
Au final, le résultat chiffré est le même, assure Olivier Traxel. Mais les employés ont le temps de s’accoutumer. L’ambiance reste sous contrôle.
La tactique du salami évite aussi aux banques de donner des signaux à leurs concurrentes. «Le licenciement de masse est considéré comme un aveu que les choses ne marchent plus», explique le consultant.
Grosse incertitude
20'000 postes pourraient disparaître dans le secteur à l’échelle suisse, estimait récemment un membre de la direction d’UBS. Un chiffre qui aurait des conséquences graves, juge Olivier Traxel. Pour les rentrées fiscales, pour l’industrie, pour le tourisme.
A long terme, la banque suisse doit réinventer ses modèles d’affaires. Ce qui est une bonne chose, juge le spécialiste. Mais à court terme, cette évolution va frapper Genève et Zurich de plein fouet.
«L’incertitude interne au sein des banques est très grande, indique-t-il à la Handelszeitung. Il n’est pas possible de faire des prévisions qui se tiennent actuellement. Mais pour la panique, il semble qu’il soit trop tôt.» (Newsnet)
Créé: 05.07.2012, 17h15
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1 Commentaire
Ce n'est pas la raison principale. Les banques optent pour cette solution en raison des avantages fiscaux qu'elles peuvent bénéficier. Par exemple, si dans les conditions cadres du forfait fiscal attribué, il est stipulé qu'un maximum de 10 personnes peuvent être licenciées en un mois, la banque licenciera dix employés ce mois, et attendra le mois suivant, pour en licencier 10 autres. C'est simple Répondre
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