Discussion
Un prof d’HEC balaie le spectre de l'inflation
Les banques centrales arrosent les économies d’argent frais. Pour une inflation programmée? Dans le débat, ce n’est pas l’avis de Philippe Bacchetta, professeur à HEC Lausanne. Plus...
Par Pierre-François Besson.
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9 Commentaires
Oui, mais non. De dire qu'il y aura à coup sur de l'inflation est faux, mais de dire qu'il n'y en aura pas est tout aussi faux. Tout va dépendre de la possibilité (volonté?) et de la rapidité avec laquelle la BNS va récupérer les montagnes de liquidités qu'elle a injecté dans le système. Tant que ces liquiditiés ne sont pas dans l'économie pas de risque, mais lorsqu'elles s'y déplaceront... Répondre
Commentaire intéressant, car il reflète bien le problème. La BNS n'aurait pas besoin d'injecter autant d'argent si les banque utilisaient ces capitaux dans l'économie réelle (prêts facilités, à faible taux aux entreprises, surtout aux PME novatrices = économie productive) et non pas dans ce que vous appelez "le système" (=leur bilan de mauvaises dettes).
Un peu d'inflation en Allemagne ferait toutefois en bien fou aux pays exportateurs du sud de l'Europe (principalement l'Espagne) dont les coûts de productions (ou les salaires) ont augmanté fortement par rapport à l'Allemagne lors du boom immobilier de la décenie passée. Cela redonnerait de la compétitivité à ces pays et pourrait relancer leur économie. Mais est-elle prète à l'accepter ? Répondre
La chancelière conservatrice Merkel n'acceptera rien. Les retraites sont par capitalisation donc les simples travailleurs sont dans le même bateau que les riches détenteurs de capitaux : inflation = dévaluation de leurs avoirs. Si la France avait un vrai président de gauche, elle pourrait infléchir cette politique. Mais ce il est dans la pure continuité de Sarkozy (cf http://tinyurl.com/9sap6f8).
Lorsque la banque centrale européenne émet de la monnaie, elle ne l'envoie pas "dans l'économie" mais dans les banques privées, au taux de 1%. Ensuite ces banques ne financent pas l'économie, elle font de la spéculation ou alors elles replacent cet argent auprès de la banque centrale. Oui, c'est aberrant. Quant à l'inflation, si les salaires suivent, ce n'est un problème que pour les riches. Répondre
@Frédéric: quant à toi, tu te dis soit-disant économiste mais tu ne démontres jamais rien, tu te contentes toujours de dénigrer la personne qui parle sans jamais répondre sur le fond.
"Quant à l'inflation, si les salaires suivent, ce n'est un problème que pour les riches.". Encore un ignorant qui ne connait rien aux mécanismes de l'économie. Heureusement, à la TdG il n'y en a pas tant que ça: ce sont toujours les deux ou trois mêmes.
Gagner ... perdre ... un peu ... beaucoup ... bla, bla, bla ... et la vraie vie des gens dans tous ça ? Répondre
Injecter de l'argent dans l'économie, si il est utilisé pour financer le développement des entreprises et des infrastructures (et non pas la spéculation bancaire), permet d'améliorer la vraie vie des gens (emplois). Le risque d'inflation existe, mais il inquiète surtout les rentiers et les investisseurs obligataires qui brandissent le spectre d'une inflation forte pour faire peur à la majorité...
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