Scandale financier
Le patron de la banque Barclays rend son tablier
Mis à jour le 02.07.2012 4 Commentaires
Explication de texte
Le Libor
Le «London interbank offered rate» ou Libor est le taux de référence du marché interbancaire. C’est celui auquel les banques sont d’accord de se prêter de l’argent entre elles.
Publié quotidiennement à Londres par la British Bankers’ Association, il ne résulte pas des transactions réelles. Mais des affirmations d’une douzaine de grandes banques, sondées par Thomson Reuters.
En clair, le Libor est une moyenne de taux auxquels ces banques pensent pouvoir se financer. Dans différentes monnaies et à court terme.
Indicateur de la confiance ou non que les banques se font entre elles, c’est un bon indicateur de la santé globale du système financier. De très nombreuses opérations financières s’y réfèrent et d’autres taux en découlent. Les prêts aux entreprises à trois mois ou les taux variables des emprunts hypothécaires, par exemple.
La BNS utilise aussi le Libor pour conduire sa politique monétaire. Elle annonce en règle générale chaque trimestre une marge de fluctuation autour de cette valeur pour les dépôts à trois mois en francs.
En gérant les liquidités, et grâce aux effets en chaîne, la BNS presse ou relâche l’accélérateur de la croissance économique.
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«Les événements de la semaine dernière ont mis en évidence des comportements inacceptables au sein de la banque et ont porté un coup dévastateur à la réputation de Barclays», reconnaît Marcus Agius.
Par communiqué, il poursuit: «Nos clients, employés et actionnaires ont été déçus et j'en suis sincèrement désolé.»
La banque indique qu’elle va lancer un audit sur ses pratiques. Il doit conduire à un rapport public et à la publication d'un nouveau code de conduite pour ses employés.
Pas la seule
Barclays, (BARC 3.714 -0.16%) une des quatre grandes banques du pays, a écopé la semaine dernière d'amendes record des deux côtés de l'Atlantique.
Il lui est reproché d'avoir tenté de manipuler le Libor, taux interbancaire de référence sur le marché londonien, et l'Euribor, taux de référence du marché monétaire en zone euro.
Ces taux définissent le prix auquel les banques se prêtent de l'argent, mais aussi indirectement ceux des crédits aux ménages et aux entreprises.
Tollé dans l'île
La nouvelle avait provoqué un véritable tollé dans le monde politique et dans la presse britanniques.
Cette démission est le dernier épisode en date d’un scandale qui pourrait aussi toucher UBS et Credit Suisse.
Avec une dizaine d’autres banques internationales, elles se seraient entendues pour maintenir le Libor à bas niveau entre 2007 et 2011. Ce qui aurait pu leur permettre de réduire les incertitudes dans leur gestion au plus fort de la crise financière. (ATS/PFB/Newsnet)
Créé: 02.07.2012, 10h27
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4 Commentaires
Je parie que Marcus Agius ne va pas faire un seul jour en prison. Comme tous les autres banquiers qui ont trafiqué les comptes et volé l'argent de ses clients (MF Global). C'est ça le vrai scandale !!! Quand monsieur tout le monde fait la moindre incartade à la loi, il est tout de suite sanctionné. Mais pas nos élites, non elles nous sont tellement nécessaire ! Répondre
Cet article indique qu'un audit va être effectué. Il sera intéressant de savoir qui va le faire. Une société financière qui n'a pas réagi pendant toutes ces dernières années concernant les pratiques utilisées dans le domaine de la finance ? Une dizaine d'autres banques étaient complices de Barclays. Qui sont-elles ? Vont-elles être souises à des amendes ? Merci aux journalistes pour vos réponses. Répondre






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