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Banque

«J’ai la conviction que la place financière a les capacités de réussir à passer le cap»

Par Roland Rossier. Mis à jour le 03.12.2012

Président de la Fondation Genève Place Financière, Bernard Droux détaille la stratégie que devront suivre les établissements financiers au moment où le secteur est attaqué de toutes parts.

Bernard Droux, le président de la Fondation Genève Place Financière.

Bernard Droux, le président de la Fondation Genève Place Financière.
Image: Patrick Gilliéron Lopreno Source: patrick gilliéron

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Au lendemain du refus de «Rubik» par la Chambre haute du parlement allemand, et quatre jours avant la rencontre entre la présidente de la Confédération Evelyne Widmer-Schlumpf et le président français François Hollande, qui devraient évoquer le «Rubik français», Bernard Droux s’exprime sur le présent et l’avenir de la place financière. Associé gérant de Lombard Odier, l’une des principales banques privées de Genève, ce Genevois d’origine fribourgeoise attend que la stratégie qui sera définie par le Conseil fédéral se calque sur les standards de l’OCDE, «ni plus, ni moins».

Croyez-vous au repêchage de Rubik en Allemagne à mi-décembre?

Oui. Nous espérons que dans le cadre de la commission de conciliation convoquée depuis la semaine dernière, le Bundestag, qui représente la population et qui a accepté Rubik, pourra faire revenir le Bundesrat, qui représente les Länder, sur sa décision de refus.

Combien Rubik, qui entre en vigueur le 1er janvier 2013 en Grande-Bretagne et en Autriche, va-t-il coûter à la place financière?

Il est difficile de faire des estimations. La mise en place du dispositif, qui pourra servir en cas d’accords avec d’autres pays, coûtera sans doute plusieurs centaines de millions de francs.

Les banques suisses, et genevoises en particulier, doivent-elles suivre une stratégie «d’argent propre»?

Nous préférons parler de « stratégie de conformité fiscale ». Nous soutenons cette stratégie qui représente l’avenir de la place financière, suisse comme genevoise.

Le Conseil fédéral doit définir plus précisément cette stratégie. Quel est son point saillant?

Nous attendons que cette stratégie soit conforme aux standards internationaux, définis en particulier par l’OCDE. Ni plus, ni moins. Nous demandons simplement à être traités comme les autres, pour se battre à armes égales avec l’ensemble des places financières, amies mais non moins concurrentes. Nous n’aimerions pas ici être les premiers de la classe.

Vous semblez plutôt confiant en l’avenir, alors que d’autres banquiers broient du noir?

La situation est sérieuse. Le ciel n’est pas bleu. Il y a beaucoup d’inconnues. Mais j’ai la conviction que la place financière a les capacités de réussir à passer le cap dans ce nouvel environnement.

Dans son édition de mardi, la Tribune de Genève publie l’intégralité de cette interview et consacre un dossier spécial sur les nouveaux défis de la place financière suisse.

(TDG)

Créé: 03.12.2012, 17h49

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