Consommation
Le fichage est de retour, un combat commence
Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 23.04.2012 5 Commentaires
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La Fédération romande des consommateurs (FRC) n’y va pas par quatre chemins et ne conteste pas la radicalité de ses trois revendications.
Bientôt rejointe par ses homologues nationales, l’association de consommateurs demande l’interdiction de ficher les personnes en lien avec leur solvabilité. Seul le fichier IKO, prévu par la loi sur le crédit à la consommation de 2001, a son soutien.
Autre interdiction réclamée: la facturation des frais de gestion imposée aux débiteurs par les maisons de recouvrement.
La FRC exige enfin un véritable encadrement de ces sociétés et de leurs manières souvent agressives. Avec une nouvelle loi ou une modification de loi sur la protection des données.
Une pétition et des élus
Ces trois revendications sont contenues dans une pétition adressée à la ministre de justice et police Simonetta Sommargua.
Elles articuleront l’intervention d’un ou plusieurs parlementaires sur la scène fédérale, ajoute Valérie Muster.
Car «mauvais ou bons payeurs, nous sommes quasiment tous fichés, mais nous ne le savons pas», argumente la juriste de la FRC.
Exaspérée, elle parle en connaissance de cause. Une journaliste de Temps Présent qui travaillait sur le sujet lui a révélé sa fiche.
«Je fais partie des bons payeurs, confie la juriste. Mais je ne pouvais pas savoir que j’étais fichée ni m’y attendre. C’est très désagréable et déconcertant, car il s’agit de données sensibles!»
Pratiques légales
Valérie Muster combat depuis plusieurs années ces pratiques toujours plus fréquentes, mais légales.
Aidées par Internet, les registres des poursuites et d’autres données, la vingtaine de sociétés actives en Suisse dans le renseignement économique ont le droit de tous nous ficher.
Elles rédigent des fiches personnelles, note notre degré de solvabilité, et montent de volumineuses base de données. Des outils complétés mais aussi utilisés par les maisons de recouvrement.
Informations erronées
Mandatées par les créanciers, ces firmes exigent remboursement, parfois sans ménagement. En s’octroyant au passage des frais de dossier. De temps à autres aussi, elles dérapent.
Car bien souvent, les informations sont erronées, relève Valérie Muster. Exemple: la créance n’est pas justifiée ou le débiteur est un homonyme.
En face, les personnes fichées n’ont qu’un droit. Celui de prendre connaissance de leur fiche et d’exiger la correction des erreurs.
«Ces pratiques sont choquantes, il faut cadrer tout cela», juge donc Valérie Muster et la FRC. (Newsnet)
Créé: 23.04.2012, 12h37
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La rédaction
5 Commentaires
Cet exemple est emblématique des moyens déviants utilisés par notre système soi-disant démocratique pour restreindre la liberté des citoyens, voire les anéantir. Ce type de fichage incontrôlé, autorisé par le Conseil fédéral, est digne des pires dictatures et invite le citoyen à ne plus accorder sa confiance à son Gouvernement. Répondre
Le "Temps présent"consacré à ce sujet relate que des millions de gens ont été fichés en Suisse,enfants compris, et à leur insu , par des boîtes privées genre Alta Vista.Cela rappelle la Stasi...Hackers,à vos claviers!!!De ces boîtes il y en a 20 environ, toutes listées sur le site de la FRC! Répondre





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