La Une | Jeudi 24 mai 2012 | Dernière mise à jour 23:34
Crise de la dette

La Grèce mise sur une décision positive de la zone euro

Mis à jour le 09.02.2012 16 Commentaires

Athènes espère que la réunion, jeudi soir à Bruxelles, des ministres des Finances de l'Eurogroupe débouchera sur «une décision positive» concernant le plan d'aide à la Grèce.

Le ministre grec des Finances Evangélos Vénizélos.

Le ministre grec des Finances Evangélos Vénizélos.
Image: ARCHIVES/Keystone

Les responsables des trois partis de la coalition gouvernementale grecque ne sont pas parvenus jeudi à s’entendre sur l’ensemble des réformes exigées par les créanciers du pays. La Grèce espère néanmoins trouver un accord avec l’UE pour l’octroi d’un nouveau plan de sauvetage. Après une nuit de tractations avec des négociateurs de l’UE et du Fonds monétaire international (FMI) et les chefs de file des trois partis grecs de la coallition, le ministre grec des Finances Evangelos Venizelos a déclaré qu’il existait toujours un point de désaccord, sans préciser lequel. Malgré cette dissension, il doit rencontrer jeudi à Bruxelles ses homologues de l’Union européenne.

Ces derniers espèrent que le ministre grec pourra leur présenter un engagement sur des mesures d’économie de l’ordre de 3,3 milliards d’euros cette année. «Je pars avec l’espoir que le sommet de l’Eurogroupe aura lieu, et qu’une décision positive sur le nouveau programme sera prise», a-t-il indiqué à des journalistes.

La nouvelle aide porte sur un montant de 130 milliards d’euros. Sans elle, la Grèce s’expose à un défaut de paiement le 20 mars, délai d’expiration pour le remboursement de 14,5 milliards d’euros d’obligations.

Le programme d’aide est lié à des conditions drastiques d’assainissement des finances publiques et des mesures de relance économique passant par une sévère dérégulation du marché de travail et un abaissement du coût de la main d’oeuvre.

Accord attendu

L’assentiment des chefs de parti à cette nouvelle cure de rigueur est attendu fiévreusement par les partenaires de la Grèce, exaspérés par plusieurs jours d’atermoiements politiques autour des mesures en jeu. Le premier ministre grec Lucas Papadémos a indiqué qu’il espère qu’un accord soit conclu avant la réunion des ministres des Finances de la zone euro.

Selon des fuites dans la presse, le train de mesures prévoit une baisse de 22% du salaire minimum ainsi ramené autour de 586 euros bruts sur 14 mois, des coupes dans les retraites complémentaires, et 15’000 suppressions d’emplois dans l’année dans le secteur public. Les conséquences sociales seront douloureuses dans un pays qui entame sa cinquième année de récession.

Le syndicat communiste Pame a appelé à des manifestations à Athènes jeudi soir, deux jours après une grève générale de 24 heures qui a fait battre le pavé à quelque 20’000 manifestants. Le prix politique s’annonce aussi élevé pour des partis qui se préparent à des élections législatives anticipées en mars ou avril.

Le temps presse pour la Grèce qui a promis d’aborder la semaine prochaine l’autre volet de cette négociation internationale à plusieurs niveaux : l’opération d’effacement par les créanciers privés de 100 milliards de dettes grecques, quasi-finalisée fin janvier à l’issue de tractations entre Athènes et les créanciers privés de la Grèce, représentés par l’Institut de la finance internationale (IFF). (afp/Newsnet)

Créé: 09.02.2012, 06h18

16

Publier un nouveau commentaire

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

16 Commentaires

Nil Oira

09.02.2012, 09:50 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation

La Grèce est victime d'une agression idéologique ultra-libérale. Les travailleurs sont traités de faignants alors que les grecs sont ceux qui travaillent le plus en Europe. Ils sont pris à la gorge, on les dépouille de tout ce qu'ils ont (retraite, santé, services publics etc.) en leur imposant une austérité qui ne fait qu’aggraver leur problème et appeler sans cesse de nouveaux plans de rigueur. Répondre


Loulou Le Poux

09.02.2012, 10:25 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation

Quelle belle idéologie l'Europe....on enlève le peu qui reste au peuple mais tout en préservant les richesses de l'église et des armateurs, pas question de toucher au riches !!! pauvre humanité...ca va péter et dans pas longtemps, quand le peuple aura faim la révolution commencera. Répondre



Sondage

Soutenez-vous les milices privées qui combattent le fléau du bonneteau ?




Tous les dessins d'Herrmann

Service clients

  • Abonnements et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 7h30-12h/13h30-17h
    Tél. 0842 850 150, Fax 022 322 33 74
    Depuis l'étranger: +41 22 322 33 10
    Adresse postale: Service clients
    CP 5306 - 1211 Genève 11

Club Voyage

Découvrez le programme 2012

Voyages de rêve à gagner!

Vous rêvez de partir à la découverte des plus belles plages?