Le travailleur indépendant doit-il s’affilier au 2e pilier?

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Si les employés sont obligatoirement assurés auprès de la caisse de pension de leur employeur dès que leur salaire dépasse un certain montant (21'150 francs en 2017), il n’en est rien pour les travailleurs indépendants. Ces derniers sont en effet libres de s’affilier auprès d’une institution de prévoyance relevant de leur domaine d’activité professionnelle.

Cette décision doit évidemment répondre aux besoins à couvrir, puisque la caisse de pension assure les risques de perte de gain en cas d’invalidité, de décès en faveur du conjoint survivant et des enfants encore à charge, ainsi que la constitution d’un capital versé généralement sous forme de rentes. Ces différentes prestations peuvent être répliquées dans le cadre du troisième pilier lié, de manière flexible selon les nécessités, puisqu’il est possible d’ouvrir par exemple un compte de prévoyance, parallèlement à une assurance perte de gain et/ou à une assurance décès risque pur.

«Les indépendants sont libres de s’affilier auprès d’une institution de prévoyance de leur domaine d’activité »

Le choix du troisième pilier s’avère sans doute plus simple que l’affiliation au deuxième pilier. Mais cette dernière solution s’avère particulièrement judicieuse si l’on dégage un revenu élevé, car elle permet des économies fiscales nettement plus conséquentes. En effet, les montants déductibles dans la prévoyance professionnelle peuvent aller jusqu’à 25% du revenu AVS assurable, avec une limite maximale en 2017 de 846'000 francs. Ce qui permet une déduction fiscale maximale de 211'500 francs.

Par comparaison, la déduction dans le troisième pilier lié est de 20% du revenu déclaré à l’AVS, mais avec un maximum de 33'840 francs par année. L’avantage en faveur du deuxième pilier se creuse plus encore si l’on tient compte des rachats de cotisations possibles dans la caisse de pension, contrairement au troisième pilier lié.

L’affiliation à la prévoyance professionnelle n’empêche cependant pas de souscrire des produits de prévoyance liée, mais avec des déductions limitées à 6'768 francs par an. Donc, les bonnes questions à se poser sont: quel est mon besoin en revenu à la retraite, en cas d’invalidité, et de combien aurait besoin mon conjoint ou partenaire si je venais à décéder ? C’est en fonction de ces réponses que le choix d’adhérer ou pas à un 2e pilier se fera. (TDG)

Créé: 15.05.2017, 15h43

Albert Gallegos,
Conseil patrimonial et prévoyance, BCGE

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