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Gouvernance mondiale

Le G20 veut allier croissance et stabilité

Mis à jour le 19.06.2012 3 Commentaires

Les dirigeants du G20, réunis à Los Cabos, au Mexique, ont assuré que tout serait mis en oeuvre pour ramener un peu de confiance dans l'économie, avec l'aide du FMI.

Les dirigeants de ce club de pays riches et émergents qui pèse près de 90% du PIB mondial s'engagent

Les dirigeants de ce club de pays riches et émergents qui pèse près de 90% du PIB mondial s'engagent "à prendre les mesures nécessaires pour renforcer la croissance mondiale et restaurer la confiance".
Image: AFP

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Les dirigeants du G20 ont cherché lundi à Los Cabos (Mexique) à ramener un peu de confiance dans l'économie, face à des marchés toujours sceptiques, en assurant que tout serait mis en oeuvre pour retrouver croissance et stabilité avec l'aide du FMI.

Le contexte était difficile car les places financières, d'abord soulagées par une victoire électorale de la droite en Grèce qui devrait permettre de former un gouvernement de coalition pro-européen, ont renoué lundi avec le pessimisme, prenant l'Espagne pour cible.

Face à ce "regain de tension sur les marchés", les dirigeants des pays de la zone euro membres du G20 se disent prêts à prendre "toutes les mesures nécessaires pour maintenir l'intégrité et la stabilité" de leur zone, selon le projet de déclaration finale de ce sommet du G20.

Les dirigeants de ce club de pays riches et émergents qui pèse près de 90% du PIB mondial s'engagent "à prendre les mesures nécessaires pour renforcer la croissance mondiale et restaurer la confiance", indique encore le G20.

Plusieurs pays n'ont toutefois pas été convaincus, se disant déçus du manque d'ambition des Européens. Les dirigeants des pays émergents du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont "regretté l'absence de mesures concrètes" qui calment la crise de la dette en zone euro, a rapporté un porte-parole de la présidence russe.

Le président de l'Union européen Herman Van Rompuy a toutefois assuré lundi que le G20 soutiendrait et encouragerait les efforts des Européens, dans la déclaration finale attendue mardi.

Cela fait plusieurs sommets du G20 que les dirigeants européens sont sous la pression de leurs partenaires. Les Etats-Unis les ont à maintes reprises encouragés à en faire plus pour sortir de la crise, redoutant les conséquences pour leur propre croissance, alors que le président Barack Obama joue sa réélection en novembre.

Il s'est dit "encouragé" lundi à l'issue d'une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, selon le porte-parole de la Maison Blanche.

Les dirigeants de la zone euro ont de leur côté cherché à éviter d'apparaître comme les seuls fautifs face au marasme économique mondial.

"Franchement, nous ne sommes pas ici pour recevoir des leçons en termes de démocratie ou sur la façon de gérer l'économie", a affirmé devant la presse le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Il a remarqué au passage que "tous les pays du G20 ne sont pas des démocraties".

"Nous ne sommes pas les seuls à être responsables des problèmes économiques actuels dans le monde", a renchéri Herman Van Rompuy.

Les pays émergents disent ouvertement que c'est d'abord aux Européens de régler leurs problèmes. Et s'ils ont finalement accepté de révéler les montants qu'ils souhaitent accorder au Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l'augmentation de ses ressources, ils ont posé leurs conditions.

Le groupe des puissances émergentes des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), qui s'est réuni lundi matin à Los Cabos, exige avant tout versement de sa part que le FMI soit à court d'argent et qu'il ait mis en oeuvre une réforme de 2010 accroissant les droits de vote de ces pays émergents. La Chine a néanmoins accepté de contribuer à hauteur de 43 milliards de dollars, La Russie, le Brésil et l'Inde pour chacun 10 milliards de dollars et l'Afrique du Sud pour 2 millards de dollars.

"Le total des promesses est monté à 456 milliards de dollars, ce qui double presque notre capacité de prêts", s'est félicitée la directrice général du FMI, Christine Lagarde, dont l'institution sort renforcée de ce septième sommet du G20.

Avant l'ouverture du sommet, le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine ont eu un entretien sous haute tension après l'interruption de la mission des Nations unies en Syrie.

Le président russe, qui rencontrait Barack Obama pour la première fois depuis sa réélection, a assuré que les Etats-Unis et la Russie avaient trouvé "de nombreux points d'accord".

La Russie doit prendre ensuite la présidence du G20, avec un sommet programmé les 5 et 6 septembre 2013 à Saint-Pétersbourg.

  (afp/Newsnet)

Créé: 19.06.2012, 07h07

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3 Commentaires

Tom Bill

19.06.2012, 08:23 Heures
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la croissance ne se décrète pas par des ukases de politiques et certainement pas en travaillant 35 heures ou en prenant sa retraite entre 50 et 60 ans lorsque l'on vit jusqu'à 80 ans ni en faisant de la dette, c'est la faiblesse et la fin de l'Europe. Aux USA on est contaminé, pourri, gangréné par une idéologie communisante, les USA ont bien fait les choses dénazifié mais pas décommunisé, on paie. Répondre


Camille Braos

19.06.2012, 09:57 Heures
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Bonjour,Enfin des solutions véritables pour changer le monde et stopper la spirale de la dette, voici un communiqué de presse extraordinaire : RT @communiques : Dette européenne et mondiale : comment stopper la spirale infernale... http://www.communique-de-presse-gratuit.com/?p=102658Resterait-il des humains sur cette planète qui veulent un changement profond du système ?AmicalementCamille Répondre



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