Nouveau cas pour UBS
La justice US ouvre le «frigo» de riches clients d'UBS
Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 14.05.2012 2 Commentaires
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Une nouvelle affaire de fraude fiscale vient éclabousser l'UBS. (UBSN 17.31 -3.83%) Celle-ci est d'autant mieux suivie outre-Atlantique qu'elle frappe une famille new-yorkaise très en vue. Et que les autorités américaines peuvent s'appuyer sur les aveux de l'un de ses membres.
Fille et héritière de l'ancien vice-président du groupe Fidelity, spécialisé dans les fonds de placement, Suzanne Seggerman pourra compter sur la clémence des autorités fiscales et judiciaires américaines. Elle a plaidé coupable en 2010 et se révèle être un «témoin très coopératif», selon les agents de l'IRS (Internal Revenue Service).
Messages codés
Sans elle, il aurait été difficile à l'autorité fiscale US de découvrir ce que la famille de Harry Seggerman cachait dans son «réfrigérateur». Au décès de ce dernier, en août 2001 à l'âge de 73 ans, la famille Seggerman s'est retrouvée en effet à la tête d'un héritage de 20 millions de dollars.
Problème toutefois, la moitié de cette somme était non déclarée et placée à l'étranger, sur des comptes ouverts auprès de l'UBS, qui est aussi la banque familiale. Les héritiers se sont mis en devoir de rapatrier ces fonds en douce, par tranches de 10'000 dollars, en usant de moult précautions.
Ainsi le fils aîné a-t-il établi une liste de noms de code à utiliser pour échanger des courriels sur le sujet, notamment avec les intermédiaires, deux avocats situés à Londres et en Suisse, et un comptable établi au New Jersey.
Lorsqu'il y avait du «boeuf dans le frigo», c'est que l'argent était arrivé sur le compte. La fondation familiale était appelée le «clou rouillé». Et l'avocat en Suisse n'était autre que «Moxly», rapporte lundi le correspondant aux Etats-Unis du Tages-Anzeiger.
Avocat londonien arrêté
L'argent, qui parfois était transformé au préalable en chèques de voyage, transitait par «Moxly», dont l'identité n'a pas été révélée, et un avocat situé à Londres. Ce dernier Michael Little, 61 ans, a été arrêté en fin de semaine dernière.
L'avocat britannique est aujourd'hui encore en détention. Il ne pourra ressortir de prison que contre paiement d'une caution de 2 millions de dollars.
Selon l'enquête des autorités américaines, il semblerait que les transferts de fonds non déclarés se sont poursuivis jusqu'à l'an dernier. Pour leur travail, les avocats intermédiaires auraient touché de la famille Seggerman plusieurs dizaines de milliers de dollars de commissions par année.
Pour l'exemple et la dissuasion
Sur la trentaine de plaintes prononcées à l'encontre de clients de l'UBS et rendues publiques jusqu'ici, celle-ci est la première qui touche une famille américain qui a pignon sur rue. C'est aussi la première fois que les autorités américaines ont étendu leur procédure aux intermédiaires.
Le procureur de New York, cité par le correspondant du Tagi, souligne la volonté de faire un exemple dissuasif pour tous ceux qui participent à une fraude fiscale. De l'avis de Preet Bharara, l'avocat londonien Michael Little n'a pas uniquement bafoué la loi. Il «a aussi passé outre les fondements éthiques et moraux de sa profession». Il risque jusqu'à 5 ans de prison. (Newsnet)
Créé: 14.05.2012, 12h33
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2 Commentaires
C'est bien! Je les encourage à poursuivre dans cette voie. Répondre
Chaque semaine, en 2012, nous apprenons l'existence d'une nouvelle affaire impliquant des banquiers suisses (UBS), mais aussi des avocats ... suisses ! Quelle éthique !!! L'argent n'a pas d'odeur ... Heureusement que les USA traquent ce genre de personnes, car en Suisse personne ne réagit afin d'élucider les affaires financières louchent et j'en ai fait l'expérience ! Les notables sont protégés. Répondre







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