Croissance
«La Suisse profite de la crise de l'euro»
Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 05.06.2012 12 Commentaires
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Alors que l'économie mondiale semble glisser inexorablement vers la récession, le Centre de recherches conjoncturelles KOK de l'EPFZ va revoir à la hausse ses attentes pour l'économie suisse. Raison: la Suisse profite de la crise de l'euro.
A bien comprendre Jan-Egbert Sturm, qui depuis six ans dirige le plus grand institut de recherches conjoncturelle du pays, l'économie suisse est une nouvelle fois victime de son succès. «Le franc est une monnaie refuge: beaucoup d'argent arrive en Suisse en provenance des pays du sud de l'Europe», observe le directeur du KOF interviewé mardi par le Tages-Anzeiger.
Le franc, les taux bas et le pouvoir d'achat
Alors que les fonds étrangers affluent, «les Suisses ne vont pas déposer leur argent à l'étranger», explique l'économiste, qui par le passé a dirigé le «Thurgauer Wirtschaftsinstitut» de l'Université de Constance. Le franc reste ainsi très demandé, mais la Banque nationale suisse (BNS) veille, simultanément, à le maintenir stable à 1,20 franc face à l'euro.
Ce faisant, le franc suisse ne s'apprécie pas face à l'euro et s'affaiblit même face au dollar, «ce qui aide aussi». L'action de la BNS sur le taux de change de l'euro a également pour effet de maintenir les taux d'intérêt à bas niveau, ce qui stimule l'investissement.
Autres bons points, le recul du renchérissement a conduit à une progression des salaires en valeur réelle et la taille de la population continue de progresser. Deux éléments qui stimulent la demande intérieure.
Ne plus aligner le franc sur l'euro: «une bêtise»
Même si les exportations sont en recul, la Suisse devrait continuer de profiter d'une bonne croissance, grâce à la consommation, explique l'expert du KOF. En Allemagne, celle-ci progresse sous l'effet de l'augmentation des salaires, en Suisse avec le recul du renchérissement, deux évolutions qui augmentent le pouvoir d'achat.
Pour toutes ces raisons, ce serait «une bêtise» que de demander à la BNS de mettre fin à l'alignement du franc sur l'euro, ajoute Jan-Egbert Sturm, qui s'inscrit en faux contre les revendications récentes de Christoph Blocher et de l'ancien chef de l'UBS Oswald Grübel.
Pour le patron du KOF, le seul point sombre dans l'évolution récente de l'économie suisse tient dans la montée préoccupante, ces dernières années, des prix de l'immobilier. (Newsnet)
Créé: 05.06.2012, 11h46
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12 Commentaires
A force de rester sur son petit nuage ouatiné, loin des réalités du quotidien, Jan-Egbert Sturm entretient sa bonne mine de jeune cadre dynamique. Il fait partie des gens qui me font peur, tout en me faisant mourir de rire. Bon, cela dit, je retourne à la poursuite de mon essai "schizophrénie d'une civilisation sur le déclin". Répondre
La Suisse ? Un rapace qui vit du malheur des autres ! Répondre





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