La Une | Mercredi 19 juin 2013 | Dernière mise à jour 23:29
Conjoncture

La Suisse a encore besoin d'un euro à 1.20 franc

Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 09.08.2012 1 Commentaire

La situation n'est pas telle que la Suisse puisse aujourd'hui renoncer à stabiliser le cours de l'euro à 1,20 franc, estime le directeur du KOF. Ce taux plancher donne à l'économie le temps nécessaire pour s'adapter.

Pour Jan-Egbert Sturm, directeur du Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'EPFZ, nous devons nous faire à l'idée que la Banque nationale devra encore acheter jusqu'à nouvel avis des milliards de devises étrangères pour stabiliser le franc.

Pour Jan-Egbert Sturm, directeur du Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'EPFZ, nous devons nous faire à l'idée que la Banque nationale devra encore acheter jusqu'à nouvel avis des milliards de devises étrangères pour stabiliser le franc.
Image: Keystone

Articles en relation

Partager & Commenter

A l'heure où les médias étrangers voient dans la Suisse une «deuxième Chine» qui joue du taux de change pour maintenir sa compétitivité, le directeur du Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'EPFZ note que la situation n'est pas telle que la Suisse pourrait renoncer à cette politique. Le cours plancher décrété par la Banque Nationale Suisse (BNS) en septembre 2011 joue «assurément un rôle déterminant», dans les bons résultats actuels de l'économie helvétique, admet-il.

Le cours plancher du franc face à l'euro a empêché le franc de s'apprécier d'avantage et a aussi «donné à l'économie une sécurité dans sa planification», explique Jean-Egbert Sturm, dans une interview accordée au Tages-Anzeiger. S'ajoute à cela le fait que l'économie suisse s'est engagée plus vite et fortement que les autres dans les débouchés extra-européens.

Mesures fiscales moins efficaces

En comparaison du taux plancher fixé par la BNS, des mesures de soutien politique, de nature fiscale par exemple, auraient un impact nettement moindre, selon le directeur du KOF. «C'est dans la nature des choses: il n'est dans les faits pratiquement pas possible de soutenir l'industrie d'exportation par la politique fiscale sans tomber durablement dans le piège des subventions», explique-t-il.

Pour assurer son succès sur le long terme, l'économie suisse doit justement veiller à la souplesse de ses structures et éviter les mesures protectionnistes. Même si ces dernières peuvent paraître à court terme utiles à certaines industries, elles entraînent à terme un encroûtement dommageable, note l'économiste.

Jusqu'ici, la Suisse a montré sa capacité à s'adapter aux conditions changeantes, selon le patron du KOF. «Mais cela ne peut se faire du jour au lendemain, d'où l'importance de la stabilité actuelle sur le front des changes».

Eviter la spirale déflationniste

De ce fait, «nous devons nous accommoder du fait que la BNS devra encore acheter des milliards de devises étrangères», souligne Jean-Egbert Sturm. Cette stratégie ne pourra être remise en question qu'une fois que la situation se sera nettement stabilisée en Europe. «Malheureusement, nous en sommes encore loin». (Newsnet)

Créé: 09.08.2012, 17h10

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

1 Commentaire

Naej Ylkir

11.08.2012, 16:21 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Pourrait-on expliquer au bon peuple suisse que l'industrie gagne, mais le peuple perd. Je constate que les produits provenant de la zone euro sont de plus en plus chers avec un euro qui s'effrite chaque jour. Il y a bien quelqu'un à qui cela profite, mais pas aux petites gens. Un article sensé serait d'expliquer clairement où est l'avantage de soutenir l'euro ? Répondre



Mercuri Urval

Pub

Rencontre serieuse

publicité
  • [Alt-Text]

Sondage

Bars laxistes sur la fumée: faut-il serrer la vis?




Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce
Restitution anticipée d'un appartement à louer
homegate Les aspects juridiques intéressants en cas de résiliation anticipée de l'appartement. Plus

En coopération avec:

Homegate

Le monde des saveurs

Visitez notre monde des saveurs et découvrez les saveurs de ce monde !

Benegast

BENEGAST® ? LA 1RE GAMME À COUVRIR L’ENSEMBLE DES TROUBLES DIGESTIFS