La 5G est l’enjeu majeur des technologies à venir

InnovationLe déploiement du futur réseau est l’un des principaux thèmes discutés au Consumer Electronics Show de Las Vegas, cette grand-messe dédiée à l’électronique grand public.

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Voiture autonome, objets connectés, drones, réalité virtuelle ou augmentée, l’ensemble de ces révolutions technologiques qui vont ou sont en train de bouleverser notre quotidien dépendront essentiellement d’un paramètre: l’efficacité et la rapidité du réseau. L’avenir de la 5G sera l’un des principaux thèmes discutés ces jours à Las Vegas dans le cadre du Consumer Electronics Show (CES), cette grand-messe dédiée aux nouvelles technologies grand public qui fête ses 50 ans cette année. «La connectivité est au cœur de toutes ces innovations émergentes», confirme Gary Shapiro, président et directeur général du CES en annonçant la «SuperSession» qui était organisée, hier, par Ericsson sur cette thématique.

Contrairement au passage entre la 3G et la 4G dont le progrès se limitait à une simple question de débit, les spécialistes décrivent la 5G comme la prochaine rupture technologique. En plus d’être entre 40 à 100 fois plus rapide que la 4G, le futur réseau devrait surtout être à même de connecter jusqu’à un million d’objets par kilomètre carré, un élément fondamental dans ces villes intelligentes et ultraconnectées dont rêvent les spécialistes. Les statistiques les plus récentes vont d’ailleurs dans leur sens, puisque d’après l’Institut Gartner le nombre d’objets connectés devrait passer de 6,4 milliards en 2016 à 21 milliards d’ici à 2021.

La 5G et la voiture autonome

La capacité phénoménale de ce réseau servira surtout de tremplin à l’autre principal sujet de conversation lors de ce CES 2017: la voiture autonome. Le futur de l’automobile se joue en effet de plus en plus dans les allées de la manifestation de la cité phare du Nevada. Longtemps absents, les constructeurs l’ont bien compris et reviennent en force à Las Vegas. BMW, Mercedes, Honda ou encore Renault-Nissan font partie des neuf acteurs traditionnels du secteur présents sur place. Certains, comme Fiat-Chrysler, privilégient même le CES au salon de Detroit (qui débute lundi prochain) pour présenter leurs nouveautés. A cela s’ajoute un panel très large et diversifié d’acteurs qui contribuent à la mutation de la voiture tels Nvidia, Intel, Mobileye ou encore Lyft (principal concurrent d’Uber).

Annoncée comme le prochain bouleversement de la mobilité humaine, la voiture autonome sera toutefois difficilement possible sans la puissance de la 5G. Sans une connexion irréprochable à un réseau Internet mobile, son autonomie ne pourrait être complète. Pour le moment, les véhicules actuellement en test restent indépendants les uns des autres, avec chacune leur ordinateur de bord analysant le trafic routier. Mais à l’avenir, ils devraient être capables de communiquer entre eux et donc de réagir de manière quasi instantanée en cas d’accident ou d’une perturbation quelconque du trafic routier. Fort à parier donc que la commercialisation des premiers véhicules sans conducteur coïncide avec le déploiement du futur réseau.

Déploiement attendu en 2020

Pour l’un comme pour l’autre, il faudra toutefois faire preuve de patience. Au plus tôt la 5G est annoncée pour 2020. Plusieurs pays ont toutefois pris le taureau par les cornes depuis l’été dernier. En collaboration avec de nombreux partenaires issus du secteur privé, les Américains ont par exemple annoncé le financement d’un programme de recherches de 400 millions de dollars. Les deux leaders de la téléphonie mobile, Verizon et AT&T, sont également en train de tester la technologie nécessaire à un tel réseau.

Alors que l’Europe semble peu active dans ce domaine, la Suisse semble pour une fois avoir décidé de ne pas se laisser distancer. Au contraire, consciente du potentiel commercial lié à un tel réseau, Swisscom y accorde même une attention toute particulière. A la fin du mois de juillet, l’opérateur dévoilait les détails d’un programme intitulé «5G for Switzerland».

«En collaboration avec Ericsson, l’EPFL et d’autres partenaires, nous sommes en train de recenser les exigences des différentes parties prenantes (Ndlr: opérateurs de télécommunication, industrie automobile, fabricants d’équipements et de téléphones mobiles)», explique la porte-parole de Swisscom, Lauranne Peman. La Suisse devrait ainsi être prête à contribuer à l’élaboration des standards mondiaux (attendus d’ici à 2019) et procéder ensuite aux premiers essais pilotes. L’opérateur ne veut par contre pas se prononcer sur les coûts nécessaires au déploiement d’un tel réseau, rappelant toutefois investir chaque année près de 1,7 milliard de francs dans le développement de ses infrastructures. (TDG)

(Créé: 05.01.2017, 22h12)

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