Justice britannique
L'ex-trader d'UBS a causé le chaos pour assouvir son ego
Mis à jour le 14.09.2012 10 Commentaires
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L'ex-trader d'UBS Kweku Adoboli, jugé à Londres pour une fraude ayant coûté quelque 2 milliards de dollars (1,85 milliard de francs) au numéro un bancaire suisse, a causé le «chaos» pour augmenter son bonus et satisfaire son «ego», a accusé le procureur.
Kweku Adoboli est jugé car il a fait perdre à sa banque 2 milliards de dollars en les «perdant frauduleusement au jeu», a déclaré Sasha Wass devant le tribunal de Southwark. Le procès, qui s'est ouvert lundi, est entré dans le vif du sujet vendredi, pour la deuxième audience.
«Il a fait tout cela en dépassant ses limites de courtage, en inventant des opérations fictives pour le dissimuler et a ensuite menti à ses supérieurs», a-t-elle ajouté.
Faire progresser son bonus
«Les motivations de Kweku Adoboli étaient de faire progresser son bonus, son statut au sein de la banque, ses perspectives de carrière et bien sûr son ego», a-t-elle accusé.
«Comme la plupart des joueurs, il pensait qu'il avait la main heureuse. Comme la plupart des joueurs, quand il a perdu, il a causé le chaos et un désastre pour lui et les gens autour de lui», a encore dit le procureur.
Agé de 32 ans, Kweku Adoboli, fils d'un fonctionnaire ghanéen des Nations unies à la retraite, est poursuivi pour «abus de position» et «fraudes comptables» et risque jusqu'à dix ans de prison. Il plaide non coupable.
Libre sous contrôle judiciaire
Ses agissements, des prises de position dissimulées, ont débuté en 2008 et auraient duré jusqu'au moment de son arrestation, en pleine nuit le 15 septembre 2011 par la police londonienne, dans son bureau de la City.
Chez UBS, où il était entré en 2006, il travaillait au département des ETF (»Exchange Traded Funds»), des produits financiers complexes adossés à l'évolution d'un indice boursier.
Kweku Adoboli est actuellement libre sous contrôle judiciaire, sous la surveillance d'un bracelet électronique. Son cas ressemble à celui de Jérôme Kerviel, le trader français qui avait fait perdre 4,9 milliards d'euros à la Société Générale en 2008 avec des transactions non autorisées.
(ats/Newsnet)
Créé: 14.09.2012, 14h50
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10 Commentaires
C'est justement pour éviter ce genre de situations que les banques doivent mettre en place de très sérieux contrôles. Ce qui n'était pas le cas. Les responsables de la banque portent aussi une responsabilité dans cette affaire, ainsi que les personnes qui ont inventé ces produits financiers basés sur du vent ... Produits financiers qui permettent aux traders de réaliser des pertes colossales ... Répondre
Il faudrait ausi savoir combien de milliards M. Adoboli a fait gagner à la banque avant cette perte de 1.8 milliards. Répondre
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