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Affaire UBS

L'ancien patron de Kweku Adoboli a ignoré les alertes

Mis à jour le 20.09.2012 1 Commentaire

L'ancien patron de l'ex-trader d'UBS jugé à Londres pour une fraude ayant coûté 2,3 milliards de dollars à la banque, a ignoré les dépassements des limites de courtage autorisées de son employé du fait des profits engendrés, a affirmé jeudi la défense.

1/20 Ronald Greenidge, supérieur hiérarchique de Kweku Adoboli. (20 septembre 2012)
Image: Reuters

   

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Ronald Greenidge, qui a été le supérieur hiérarchique de Kweku Adoboli de 2008 à avril 2011, a également été accusé par l'avocat de la défense Charles Sherrard d'avoir été au courant d'un «fond parapluie» secret utilisé pour dissimuler les profits non autorisés. Il a simplement répondu: «non, je ne l'étais pas».

Les âpres débats de jeudi ont été brièvement interrompus quand Ronald Greenidge s'est senti mal. Le responsable a vigoureusement nié avoir toléré les opérations qui dépassaient les limites de courtage. Dans la matinée, Kweku Adoboli est pour sa part apparu bouleversé pendant la lecture devant la cour des «évaluations brillantes» de M. Greenidge à son sujet, entre 2009 et 2010.

«Encore»

L'avocat du trader a présenté à la cour les détails d'un échange électronique datant d'avril 2011 entre son client et Ronald Greenidge dans lequel Adoboli reconnaît avoir dépassé de 15 millions de dollars la limite de courtage autorisée, fixée à 25 millions de dollars.

«Encore», avait alors répondu Ronald Greenidge, ce qui a conduit la défense à suggérer que les limites étaient régulièrement dépassées dans le but de maximiser les bénéfices. L'ancien chef du trader a réfuté cette thèse en disant avoir «vu trois cas en deux ans».

Agé de 32 ans, Kweku Adoboli, fils d'un fonctionnaire ghanéen des Nations unies à la retraite, est poursuivi pour «abus de position» et «fraudes comptables» et risque jusqu'à 10 ans de prison. Il plaide non coupable et bénéficie actuellement d'un régime de liberté sous contrôle judiciaire.

Les agissements du trader qui travaillait au département des ETF (»Exchange Traded Funds», des produits financiers complexes adossés à l'évolution d'un indice boursier), avaient commencé en 2008. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 20.09.2012, 22h43

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1 Commentaire

Michèle Herzog

21.09.2012, 12:36 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

J'espère vivement que les vrais responsables (les chefs expérimentés) seront jugés coupables. Ce sera une première ... Il me semble que les avocats de M. Adoboli vont réussir à convaincre les juges. Répondre



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