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Crise de la dette

Hollande et Letta alliés pour convaincre Merkel

Mis à jour le 01.05.2013

Le président français et le nouveau chef du gouvernement italien ont déclaré qu'ils feraient front commun pour obtenir d'ici au sommet européen de juin des avancées concrètes sur la construction de l'union bancaire.

François Hollande et Enrico Letta.

François Hollande et Enrico Letta.
Image: AFP

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François Hollande Enrico Letta ont appelé à consacrer la même détermination à la croissance en Europe qu'à la rigueur budgétaire.

Après avoir obtenu la confiance du parlement italien, Enrico Letta était à Paris mercredi pour rencontrer le président français. Il avait entamé mardi à Berlin une tournée européenne qui doit le conduire jeudi à Bruxelles. Il tente d'obtenir un soutien à sa volonté de relancer la croissance en Europe et dans son pays.

Lors d'une conférence de presse commune à l'Elysée, le nouveau président du Conseil italien a indiqué que son étape en France avait été un succès. «Je dois dire que le taux de satisfaction du résultat de notre rencontre d'aujourd'hui est de mon côté de 100%», a-t-il dit.

Interrogé sur son entretien mardi avec la chancelière Angela Merkel, Enrico Letta a démenti toute volonté de créer un axe Paris-Rome au détriment de l'Allemagne, tenante de l'orthodoxie économique sur le continent.

«Je partage la même relation amicale avec François (Hollande, ndlr.) qu'avec Mme Merkel», a dit en français le leader italien. Et d'insister sur l'urgence d'avancer sur le front de l'union bancaire, tout en respectant les objectifs budgétaires.

«Cauchemar» du chômage

«Si l'on ne constate pas que l'Europe veut dire bien-être, opportunités, croissance, si l'on considère que l'Europe est une mauvaise mère, cela va constituer un grand problème démocratique parce que les citoyens vont réagir contre cette Europe mauvaise mère», a encore lancé Enrico Letta. Et d'évoquer le «vrai cauchemar» du taux de chômage chez les jeunes en Italie.

«Nous devons mettre la même détermination pour la croissance que celle que nous avons mise pour la stabilité de la zone euro et le sérieux budgétaire», a souligné de son côté François Hollande.

Cet effort peut être fait «sans qu'il soit besoin de remettre en cause le sérieux budgétaire dont l'Italie a fait preuve, dont la France fait également la démonstration», a-t-il assuré à l'issue d'un long entretien d'une heure et demie avec le président du Conseil italien.

Au centre du sommet de l'UE

La France et l'Italie s'opposent encore à certaines positions allemandes sur l'approfondissement de l'union économique et monétaire, notamment sur la recapitalisation directe des banques en difficulté ou la création d'un fonds européen de garantie des dépôts.

Les deux dirigeants entendent mettre ce thème au centre du sommet européen de juin à Bruxelles, où ils veulent obtenir des avancées concrètes sur l'union bancaire sur laquelle l'Allemagne traîne les pieds après y avoir donné son accord de principe.

François Hollande a estimé que l'Allemagne et la France devaient «travailler ensemble quelles que soient les conjonctures», «les personnalités qui les dirigent» et «les sensibilités».

Plaidant pour «un compromis» entre les pays aux «situations différentes» que sont l'Italie, l'Allemagne et la France, le président français a aussi plaidé pour que «la trajectoire de (retour à l'équilibre) soit adaptée à la réalité de la croissance»,

Taux faibles

Pour Enrico Letta, «la première des conditions» pour retrouver de la croissance est de permettre aux entreprises de bénéficier de faibles taux d'intérêt.

«C'est pour cela que nous croyons que l'union bancaire, elle est là, on l'a décidée, il faut la faire, il ne faut pas perdre du temps sur cela», a-t-il ajouté. «C'est le premier grand point de solution, de succès».

Les dirigeants européens se sont mis d'accord en décembre sur les grandes lignes d'une supervision unique des banques au sein de la zone euro, sous la direction de la BCE. Elle doit être opérationnelle en mars 2014.

Il s'agit d'une première étape vers une union bancaire, qui devra mettre en place un mécanisme de démantèlement des banques en faillite et assurer une garantie des dépôts à laquelle s'oppose pour l'instant Berlin. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 01.05.2013, 21h04

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