Gros bénéfice pour la Banque cantonale de Zurich

En 2015, l'institution bancaire a dégagé 722 millions de bénéfice.

Le bénéfice d'exploitation a crû de 9,3%, à 664 millions de francs.

Le bénéfice d'exploitation a crû de 9,3%, à 664 millions de francs. Image: Keystone

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La Banque cantonale de Zurich (BCZ) a dégagé en 2015 un bénéfice de 722 millions de francs ( 11,5% en glissement annuel).

Une hausse des recettes liée au rachat de Swisscanto ainsi que des opérations d'intérêts et de négoce favorables ont permis de réaliser une bonne performance, avec des visées semblables pour 2016.

Le bénéfice d'exploitation a crû de 9,3%, à 664 millions de francs, indique vendredi la Banque cantonale de Zurich. Les recettes ont réalisé un bond de 14,3% à plus de 2,2 milliards.

La BCZ a réalisé un résultat «réjouissant» dans un environnement «exigeant», selon le directeur général Martin Scholl, cité dans le communiqué. «Cela illustre la force de notre modèle commercial largement diversifié.»

Modèle «plus stable»

Dans le détail, le produit des opérations d'intérêts a augmenté de de 3,1%, à 1,16 milliard de francs. Les activités de commissions et services ont également connu une importante progression de 26,1%, à 663 millions, avant tout du fait de l'acquisition de l'intégralité de Swisscanto, dont les résultats ont été comptabilisés depuis avril.

Martin Scholl a précisé que l'intégration de la société de fonds des banques cantonales permettra aux recettes de la BCZ de bénéficier «d'une base plus large. Cela rend notre modèle d'affaires encore plus stable.»

Le secteur du négoce a également contribué positivement au résultat d'ensemble, profitant d'un environnement de marché volatil et exigeant ayant amené à une plus grande activité clients. Les opérations de négoce ont ainsi rapporté 328 millions de francs ( 40,5%). Les autres résultats ordinaires se sont inscrits en hausse de 19,5%, à 52 millions.

Davantage de personnel

La masse sous gestion au 31 décembre se montait à plus de 257,5 milliards de francs, portée là aussi par l'acquisition de Swisscanto. Les dépôts clientèle se sont enrobés de 1,1%, à 80,82 milliards. La somme au bilan a gonflé de 5,9%, à 154,41 milliards. Des créances hypothécaires ont été accordées pour 73,62 milliards ( 3,2%).

Les fonds propres de la banque zurichoise ont augmenté à 11,3 milliards de francs. Ils se montaient encore à 9,8 milliards en 2014. L'établissement dispose ainsi toujours d'une solide base financière.

Son ratio de fonds propres de 17,9% ( 1,3 point de pourcentage par rapport à fin 2014), supérieur aux exigences du régulateur pour les banques considérées comme d'importance systémique, telle que l'est la BCZ. Le seuil minimal est de 7%, auquel s'ajoute un coussin de liquidités supplémentaires pour les établissements considérés comme trop gros pour faire faillite.

Le ratio de fonds propres durs s'est fixé à 15,8% ( 1,2 point de pourcentage). Le ratio de levier s'est fixé à 7%, contre 5,8% un au auparavant.

Les charges d'exploitation se trouvent également en hausse, de 15,3% à 1,37 milliard de francs, du fait là aussi de l'acquisition de Swisscanto, indique la banque. Les charges de personnel sont devenues 16% plus importantes (à 947 millions). Les rémunérations variables ont pesé. L'établissement emploie plus de 5179 collaborateurs, contre 4844 à fin 2014.

Objectifs dans la continuité

Avec ces résultats, 326 millions de francs seront reversés au canton de Zurich et aux communes, soit 46 millions de plus que lors de l'exercice précédent. Le premier recevra 200 millions et les secondes 100 millions, soit une rémunération en hausse de 22%. Les 26 millions restants serviront au refinancement du capital de dotation du canton.

Pour l'exercice en cours, Martin Scholl espère réaliser une bonne performance, grâce à de très solides fondamentaux, à un modèle d'affaires équilibré et à une stratégie claire qui devraient permettre de dégager un «résultat attrayant». Aucun chiffre n'est cependant articulé.

Malgré l'annonce de ces nombreuses nouvelles positives, un point reste en suspens: un accord avec les autorités américaines dans le cadre du conflit fiscal avec les Etats-Unis. La BCZ appartient aux banques de catégorie 1, dont la plupart sont encore dans l'attente d'un accord.

Martin Scholl n'a pas voulu se prononcer quant aux montants provisionnés pour une amende. «La banque est fondamentalement bien préparée à tout ce qui peut lui arriver», a-t-il dit. (ats/nxp)

(Créé: 12.02.2016, 15h52)

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