En deux ans, 86 stations-service ont fermé en Suisse

PompesChaque année le nombre de points de vente diminue. L'attrait des prix en France voisine n'arrange rien. Les chiffres clés.

Selon l'Union pétrolière, les stations-service avec «Shop» résistent mieux que celles qui n'en ont pas.

Selon l'Union pétrolière, les stations-service avec «Shop» résistent mieux que celles qui n'en ont pas. Image: Keystone

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Tchao Pantin. Pas une année ne passe sans que plusieurs dizaines de stations-service ne ferment leurs portes. En 2015, une vingtaine ont encore éteint leurs néons, après plus de 70 en 2014. Au cours des vingt-quatre derniers mois, ce sont ainsi 86 points de vente de carburant qui ont cessé de fonctionner, révèle le décompte publié lundi par l'Union pétrolière. Soit une baisse de 2,4%. Aujourd'hui, la Suisse compte 3461 stations-service, le plus grand réseau étant celui d'AVIA – avec 604 stations – devant Agrola, BP, Ruedi Rüssel et Migrol.

La survie par le «shop»

Celle qui s'en sortent sont évidemment les 1344 stations qui se sont transformées en magasin de dépannage, avec pompes à l'extérieur en prime. Ainsi ces commerces ont contribué aux sept dixièmes de ventes totales de carburant dans le pays.

«Il se confirme qu’aux points de vente avec une plus grande surface de shop, on fait, en moyenne, nettement plus le plein de carburant qu’aux stations avec un plus petit shop», note le lobby du secteur pétrolier.

Euro et diesel, fatal cocktail

Dans les régions frontalières, les stations broient de plus en plus de noir. L'effet de l'euro bon marché précipite en effet les automobilistes de l'autre côté de la frontière, le différentiel sur un plein pouvant facilement atteindre 15 francs. «L’abolition du taux plancher du franc suisse, au 15 janvier 2015, a entraîné de fortes baisses des ventes d’essence et aussi partiellement de diesel, dans les régions frontalières suisses, et cela malgré un effectif plus élevé de 1,8% de véhicules à moteur», confirmait la semaine dernière l'Union pétrolière dans une autre enquête.

Autre résultat étonnant, qui illustre l'inexorable conversion des Suisses aux charmes secrets du «gasoil»: en quantités cumulées, il s'est vendu l'an dernier davantage de diesel que d'essence aux pompes à carburant du pays. (TDG)

(Créé: 15.02.2016, 13h11)

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