Edmond de Rothschild sous enquête en France

Place financièreLa banque genevoise est mise en examen. Elle refuse de dire pourquoi, évoque une «une relation d’affaires clôturée».

Edmond de Rothschild Suisse (SA) a son siège à Genève.

Edmond de Rothschild Suisse (SA) a son siège à Genève. Image: Reuters

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Dixième établissement de gestion de fortune en Suisse, Edmond de Rothschild Suisse (SA) a annoncé vendredi matin que l’ensemble de l’institution était visé par une procédure pénale en France. Et mis en examen. La diffusion de cette information sensible a été exigée par les règles s’appliquant aux sociétés cotées en Bourse, ce qui est le cas de cette branche helvétique du groupe Edmond de Rothschild. Contacté hier, l’établissement basé à Genève se refuse à livrer toute précision supplémentaire.

L'ombre de l'affaire UBS France

Ce silence a immédiatement laissé planer le doute d’un éventuel remake des déboires rencontrés par UBS en France. Pour mémoire, le géant bancaire affronte depuis 2013 des accusations de démarchage illicite, de blanchiment de fraude fiscale et, plus récemment, de subornation de témoin. Ce qui fait encourir à UBS des amendes potentiellement astronomiques. Au cœur des accusations le visant, ses agissements sur le territoire français entre 2004 et 2012, afin d’attirer les fortunes du pays sur des comptes numérotés. Le Monde indiquait le mois dernier que les enquêteurs parisiens avaient dénombré près de 40 000 comptes ouverts par des clients français chez UBS en Suisse à la fin de l’année 2008; dépôts recelant des avoirs totalisant 8,4 milliards d’euros. L’ampleur de la fraude fiscale supposée vient cependant d’être relativisée par d’autres révélations du Point: près de la moitié de ces comptes affichaient un solde inférieur à 1000 euros.

«Une relation d’affaires clôturée à ce jour»

Révélée vendredi, la plainte pénale visant l’antenne helvétique du groupe Edmond de Rothschild ne semble pas de la même nature – et en rien de la même ampleur – à en juger par la présentation lacunaire qui en est faite. Cette procédure apparaît, selon ses termes, «en lien avec une relation d’affaires clôturée à ce jour» – en clair, un ancien client – qui était «gérée par un ancien collaborateur de la banque». La banque «conteste toutes les accusations» et estime «n’avoir aucune responsabilité dans cette affaire».

Pour mémoire, la valeur de l’argent confié à Edmond de Rothschild (Suisse) SA par ses clients – riches particuliers ou institutions – atteignait 109 milliards de francs il y a un an. Une taille équivalente à celle de Lombard Odier, ce qui en faisait alors la dixième banque privée du pays. Basée à Genève et disposant de bureaux à Lausanne, Fribourg, Lugano et Zurich, l’institution employait alors environ 1700 personnes, dont plus d’un millier à l’étranger, principalement au Luxembourg. (TDG)

(Créé: 04.03.2016, 22h16)

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