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David Cameron veut s’attaquer à l’évasion fiscale
Mis à jour le 24.01.2013 3 Commentaires
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Parmi ses priorités pour le G8, David Cameron veut s’attaquer à l’évasion fiscale. Les entreprises doivent payer une «part équitable» et celles qui s’arrangent pour s’acquitter de moins d’impôts à l’étranger «doivent se réveiller», a-t-il affirmé au Forum économique mondial (WEF). L’option d’un accord multilatéral ou de l’échange de l’information doit être «explorée», a-t-il souligné.
De manière globale, David Cameron a estimé que la compétitivité passait par la gestion de la dette, la réduction des impôts et des améliorations en terme d’éducation.
Plus de transparence
Il a appelé à réduire les barrières commerciales. Il souhaite un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’UE et des avancées à l’OMC. L’autre priorité du G8 sera d’améliorer la transparence des gouvernements, dont ceux des pays en développement, et des entreprises. UE centralisée remise en cause
Il a également répété le soutien britannique à l’intervention française au Mali. Le G8 devra combiner la «réponse sécuritaire rigide» et un volet politique pour faire face au terrorisme, selon M. Cameron qui a évoqué «une longue bataille» et a appelé à «faire preuve de patience».
Une Europe plus ouverte
Revenant sur son discours sur l’UE, il a affirmé que la Grande- Bretagne ne veut pas «tourner le dos à l’Europe». Mais il demande une Europe «plus ouverte et plus flexible» qui prenne en compte les intérêts des pays qui ne sont pas membres de la zone euro. Et il refuse une UE centralisée sur le plan politique.
Après son intervention, une table ronde avec quatre Premiers ministres européens a été l’occasion pour tous de lancer un appel aux Britanniques. «L’UE sera plus forte si la Grande-Bretagne reste» membre, a souligné l’Irlandais Enda Kenny, qui assure la présidence tournante de l’UE.
Face au terrorisme
Il a également répété le soutien britannique à l’intervention française au Mali. Le G8 devra combiner la «réponse sécuritaire rigide» et un volet politique pour faire face au terrorisme, selon M. Cameron qui a évoqué «une longue bataille». «Nous devrons être durs (...) et faire preuve de patience», a-t-il conclu en appelant à la coopération dans ce domaine.
Tous ne souhaitent pas de changement de traité sur la question de l’euro à court terme. MM. Kenny et le néerlandais Mark Rutte évoquent toutefois respectivement la possibilité d’»ajustements» ou d’une révision à moyen terme.
Sans être membre de la zone euro
Mark Rutte veut qu’un Etat puisse sortir la zone euro. Mais l’objectif est que «tous les Etats membres» intègrent cette zone. De son côté, la Danoise Helle Thorning-Schmidt a salué la possibilité pour son pays d’être associé à certaines réformes même sans être membre de la zone euro.
Contrairement à l’euro, la question du rapatriement éventuel de pouvoirs vers les Etats membres pourrait être abordée dans un prochain traité, a par ailleurs fait remarquer le Néerlandais.
Un accord attendu avec Washington
Durant sa présidence, M. Kenny veut continuer à «aller de l’avant» pour la compétitivité en Europe. Il va l’axer sur le commerce, le marché unique numérique et les accords de libre- échange. Comme M. Cameron, la tentative d’ouvrir les négociations pour une zone de libre-échange transatlantique avec les Etats-Unis constituera une priorité.
Un accord que Mario Monti et Mark Rutte jugent possible avant 2015. Mais «il faudra beaucoup d’adaptations politiques», notamment sur l’agriculture, a souligné le président du Conseil italien. Retraites ou encore fiscalité
Les quatre dirigeants s’accordent sur l’importance de la discipline fiscale dans l’UE et plusieurs évoquent les réformes des retraites. Parmi les autres recettes pour la compétitivité figure les investissements dans les infrastructures et la réforme du travail pour l’Italie.
Le Danemark mise sur un budget serré mais égalitaire pour la société, ainsi qu’une réforme de l’éducation. Et les Pays-Bas veulent cibler la croissance sur l’ensemble des acteurs dans le pays. (ats/Newsnet)
Créé: 24.01.2013, 12h35
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La rédaction
3 Commentaires
Et l'ïle de Guernsey (U.K.) paradis fiscal, va-t-il s'en prendre aussi à elle ? Ca m'étonnerait. Répondre
Gesticulation..Cameron n'a rien fait quand les connivences entre le Tresor Royal et certaines grosses entreprises ont été pointées du doigt (vodafone, Barclays;..). Rien non plus quand Starbucks, Amazon.com ont été dénoncées pour leur tax planning abusif...Rien non plus quand le Guardian a enquété sur les directeurs fantomes de milliers de sociétés anglaises... Et il a signé Rubik..; Répondre
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