Branle-bas de combat après le choc Alstom

LicenciementLe conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann multiplie les rencontres. L’heureuse issue au site de Prangins pourrait servir d’exemple.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann multiplie les rencontres. L’heureuse issue au site de Prangins pourrait servir d’exemple

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann multiplie les rencontres. L’heureuse issue au site de Prangins pourrait servir d’exemple Image: Keystone

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Le coup de tonnerre représenté par l’annonce de la suppression de 1300 emplois par General Electric sur les anciens sites argoviens d’Alstom sera-t-il suivi par une éclaircie? Abasourdi de l’apprendre, alors qu’il espérait que ces postes de travail pourraient être sauvegardés, le conseiller fédéral en charge de l’Economie – et aujourd’hui président de la Confédération – Johann Schneider-Ammann ne compte pas rester les bras ballants. «J’ai eu un contact aujourd’hui avec le Conseil d’Etat argovien. Il est intéressé à m’informer sur la situation et à recevoir en retour des recommandations sur la manière d’aborder cette situation», confie le Bernois. «Je vais parler de nouveau avec le PDG de General Electric, M. Immelt», ajoute-t-il. Car cette annonce a totalement surpris le conseiller fédéral.

«Je ne m’attendais pas à ce qu’ils arrivent maintenant avec cette décision. Selon nos discussions menées il y a un peu plus d’un an, je ne m’attendais pas à ce qu’ils interviennent aussi vigoureusement, poursuit Johann Schneider-Ammann. Mais ces échanges ont eu lieu avant le 15 janvier 2015. En mentionnant hier les conditions-cadres qui ont changé depuis l’été 2014, les responsables de GE faisaient naturellement aussi allusion à cet aspect de taux de change.»

Le conseiller fédéral pourrait s’inspirer d’un précédent orage, celui qui avait plané sur le site Novartis de Prangins en 2011. Une forte mobilisation des autorités politiques et des syndicats avait conduit le groupe bâlois à faire machine arrière: plus de 300 emplois avaient été sauvés.

Le conseiller d’Etat Philippe Leuba s’en souvient comme si ces événements venaient de se dérouler. «Nous étions tous mobilisés. A l’époque, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann avait joué un rôle important, tout comme Daniel Vasella, qui était alors le président de Novartis. Aujourd’hui, plus de 900 personnes travaillent sur le site et des investissements importants y sont réalisés», résume l’homme politique en charge de l’Economie. La mobilisation paie…

Quant à la situation économique actuelle, Philippe Leuba observe que des sondages sont plutôt positifs. Mais il est d’avis que 2016 pourrait s’avérer une année difficile, en particulier pour la sous-traitance industrielle, le tourisme et l’industrie d’exportation. «Si notre industrie est innovante, et que la qualité de ses produits permet de compenser les déficits de compétitivité résultant de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et des effets liés au taux de change, elle aura toute sa place en Suisse», relève-t-il. Satisfait que l’industrie vaudoise, en particulier, ait passé l’épaule sans grosse casse en 2015. (TDG)

(Créé: 15.01.2016, 07h59)

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