Bénéfice en hausse pour Georg Fischer en 2015

IndustrieLe chiffre d'affaires du groupe industriel schaffhousois s'est inscrit à 3,64 milliards de francs, 4% de moins qu'une année auparavant.

Image: ARCHIVES/Keystone

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Touché par la vigueur du franc l'an passé, Georg Fischer n'en est pas moins parvenu à accroître sa rentabilité, celle-ci atteignant son plus haut niveau depuis 2006. Malgré des ventes en repli, le groupe industriel schaffhousois a vu son bénéfice net progresser de 2% au regard de 2014 à 198 millions de francs.

Le chiffre d'affaires s'est inscrit à 3,64 milliards de francs, 4% de moins qu'une année auparavant, a annoncé mardi le groupe établi à Schaffhouse. A taux de change constants et ajustés des cessions et acquisitions, les revenus ont en revanche progressé de 1%.

A l'image du bénéfice net, le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) s'est aussi étoffé, gagnant 8% à 296 millions de francs. En l'espace d'un an, la marge opérationnelle correspondante est ainsi passée de 7,2 à 8,1%.

Les éléments exceptionnels se sont dans l'ensemble soldés par un gain de 2 millions de francs. Sur l'exercice sous revue, Georg Fischer (GF) a ainsi engrangé un revenu unique de 18 millions lié à la vente d'un immeuble de l'unité spécialisée dans les machines-outils GF Machining Solutions (ex-GF Agie Charmilles) à Genève.

Mieux qu'attendu

L'appréciation du franc a elle entraîné des charges de 10 millions de francs. A celles-ci est encore venue s'ajouter une provision de 6 millions consécutive à la fermeture de deux lignes de moulage vieillissantes de la division des composants pour l'industrie automobile GF Automotive en Allemagne.

A l'exception des revenus, les chiffres dévoilés par GF se sont révélés supérieurs aux attentes des analystes. Sondés par l'agence awp, ces derniers tablaient en moyenne sur des ventes de 3,66 milliards de francs, un bénéfice net de 187 millions et un EBIT de 284 millions.

Commentant les résulltats devant la presse à Zurich, Yves Serra, le directeur général de GF, a jugé la performance solide, à la faveur notamment d'un bon 2e semestre après le choc du franc fort qui a marqué les affaires en début d'année. Le Français, à la tête du groupe depuis 2008, a aussi relevé la rapide mise en oeuvre des mesures visant à contrer l'appréciation de la devise helvétique.

Yves Serra a à ce titre loué l'engagement des 14'424 collaborateurs du groupe, avec une mention particulière à ceux des sites suisses. Ces derniers ont d'ailleurs obtenu une prime spéciale de 1000 francs pour les efforts consentis, GF ayant notamment augmenté la durée du travail à 44 heures par semaine de février à fin décembre.

Stratégie payante

Tant le groupe dans son ensemble, que ses trois divisions, soit GF Automotive, GF Machining Solutions et GF Piping Systems, unité spécialisée dans les systèmes de tuyauterie, ont atteint les objectifs fixés en matière de marges pour la période 2011-2015, s'est encore réjoui M. Serra. Conformément aux plans, GF Piping est aussi devenu non seulement le segment le plus important, mais aussi le plus rentable.

GF a tiré profit de l'élargissement de sa présence géographique et de son expansion sur les marchés en croissance. Alors que l'Asie ne générait que 18% de l'ensemble des revenus en 2010, sa part a grimpé à 23% l'an passé. Celle des Amériques a aussi crû, de 11% en 2010 à 14%, alors que celle de l'Europe s'est réduite en parallèle de 69 à 57%.

Evoquant l'exercice en cours, Georg Fischer se veut confiant, malgré un environnement économique exigeant et volatil. Le groupe vise un résultat conforme aux objectifs stratégiques fixés pour la période 2016-2020, à savoir une progression annuelle du chiffre d'affaires à taux de change constants entre 3 et 5% et une marge EBIT de 8 à 9%.

D'ici 2020 les revenus devraient atteindre 4,5 à 5 milliards de francs. GF entend poursuivre son expansion sur les marchés en croissance, tout en continuant d'améliorer sa productivité en Europe. A ce titre M. Serra a rappelé l'investissement de 100 millions prévu à Bienne pour placer sous un seul toit la production de machines de fraisage.

Nouveaux segments

Le groupe entend aussi se positionner sur de nouveaux secteurs, comme, par exemple les capteurs, la climatisation ou les composants pour tracteurs et machines de chantier, ainsi que dans l'aéronautique. M. Serra n'a pas exclu des acquisitions ciblées, lesquelles devraient contribuer à hauteur de 500 millions de francs sur le chiffre d'affaires attendu en 2020. (ats/nxp)

(Créé: 01.03.2016, 14h39)

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