Suisse-Pologne
A Varsovie, Schneider-Ammann veut renforcer les relations
Mis à jour le 16.02.2012 1 Commentaire
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Johann Schneider-Ammann, en visite en Pologne pour trois jours, a rencontré jeudi son homologue polonais Waldemar Pawlak. Tous deux ont souligné la qualité des relations économiques entre les deux pays et affiché la volonté de les renforcer.
Le chef du Département fédéral de l’économie (DFE) a également pris part à une table ronde avec les représentants du secteur privé. La transparence, l’ouverture des marchés, moins de bureaucratie et une concurrence accrue ont figuré parmi les thèmes centraux.
«Innovation, innovation, innovation»
«Nous connaissons les défis européens», a commenté Johann Schneider-Ammann, faisant référence à la crise liée aux dettes des Etats. S’y ajoutent, pour la Suisse, les difficultés liées aux taux de change. «La recette: innovation, innovation, innovation.» Interrogé par les journalistes polonais au sujet d’un éventuel abaissement supplémentaire du taux plancher entre l’euro et le franc (actuellement à 1,20 franc), le conseiller fédéral a rappelé que la Banque nationale suisse (BNS) agit en toute indépendance.
Waldemar Pawlak, ministre de l’économie et vice-premier ministre de la Pologne, a souligné l’importance d’entretenir de bonnes relations avec la Suisse, ajoutant que les entreprises helvétiques «jouent un grand rôle en matière d’investissements en Pologne».
De fait, ce pays est le principal bénéficiaire du «milliard de cohésion», avec lequel la Suisse soutient pendant cinq ans des projets des dix pays entrés dans l’Union européenne en 2004.
Table ronde scientifique
Environ la moitié de cette contribution (489 millions de francs) est attribuée à la Pologne. Depuis 2007, quelque 50 projets y ont été soutenus - ou approuvés - pour un total de 437,6 millions.
Quant aux investissements directs suisses en Pologne, ils ont atteint 5,2 milliards de francs à la fin 2010. Parmi les principaux investisseurs figurent notamment le groupe électrotechnique zurichois ABB, le géant vaudois de l’alimentation Nestlé, le groupe pharmaceutique bâlois Novartis et le bernois Glas Trösch (verre).
Côté commerce, les exportations polonaises vers la Suisse ont atteint 1,288 milliard de francs (surtout des véhicules), et les livraisons helvétiques vers la Pologne 2,068 milliards (pharma et machines principalement).
Les deux ministres ont dit qu’une autre table ronde, scientifique cette fois et axée sur l’énergie, pourrait être organisée. Elle pourrait par exemple avoir lieu à Genève sur le site du CERN (Centre européen de recherches nucléaires), bien connu en Pologne.
Créé: 16.02.2012, 20h21
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1 Commentaire
Bravo la Tribune!La Julie nous informe régulièrement sur la Pologne, qui, pour encore beaucoup de média, répond aux critères ubuesques d'Armand Jarry": "en Pologne, c'est-à-dire nulle part". La frontière polonaise n'est qu'à 700 km de la frontière suisse et nous avons tendance à l'oublier. La Pologne ex-communiste aide la Grèce via le FMI: cet exemple vaut bien des discours.Menoge Répondre


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