Une scène genevoise pour les jeunes humoristes

Stand-upLe collectif «Kémédy Club» fait salle comble tous les mois au Moulin Rouge. Rencontre avec son cofondateur, Kévin Eyer.

L’humoriste Kévin Eyer, 25 ans, veut diffuser la culture du stand-up en Suisse romande.

L’humoriste Kévin Eyer, 25 ans, veut diffuser la culture du stand-up en Suisse romande. Image: DR

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Une scène libre destinée aux jeunes humoristes de la région: voilà le rêve devenu réalité de Kévin Eyer. Avec son meilleur ami, Mehidin Susic, ils imaginent leur «comedy club» en juin 2015, et frappent à plusieurs portes. Le Moulin Rouge est le premier établissement à leur donner une chance.

Leur première date est un succès. «Il y avait une file d’attente sur le trottoir, jusqu’au coin de la rue», se souvient le Genevois de 25 ans. Sur les 400 personnes présentes, seules 300 ont pu entrer. Pour une moitié des amis, pour l’autre des curieux. Depuis, le collectif investit la scène une fois par mois et la salle affiche toujours complet. Le public va de l’adolescent au retraité. Sur scène, ni accessoires, ni décor. Huit à dix humoristes se relaient pour raconter des histoires de la vie quotidienne, tout en impliquant les spectateurs.

Le «Kémédy Club» se produit aussi tous les deux mois au Théâtre le Caveau, avec un concept différent: deux artistes jouent 40 minutes chacun. «Cela permet d’aller plus dans le détail, d’entrer dans l’univers de chaque personnage.»

Parmi la trentaine d’humoristes du Kémédy Club, certains connaissent le succès et la notoriété, comme le Lausannois Thomas Wiesel ou le Genevois Alexandre Kominek. «Ils sont encore plus drôles hors scène que dans leurs spectacles, note Kévin Eyer. Quand Thomas vient, il s’assied au premier rang et note tout ce qui se passe pendant la soirée. Il en fait ensuite un sketch, en quelques minutes. Les deux ont un cœur immense, encouragent les humoristes débutants et leur donnent des conseils.»

Contrairement à ces deux stars du rire, Kévin Eyer ne peut pas encore vivre de son activité d’humoriste. Après un diplôme en travail social, le jeune homme s’est installé à Paris l’automne dernier pour y suivre le Cours Florent. Il travaille en parallèle comme agent d’accueil et anime des camps pour enfants et adolescents. «J’aime me dire que le salaire d’un humoriste, ce sont avant tout les applaudissements et les rires du public. En attendant que nos projets prennent de l’ampleur et que l’on programme des soirées ailleurs en Suisse romande.»

Kémédy Club
Prochain spectacle: le jeudi 18 mai au Moulin Rouge, dès 20 h

(TDG)

Créé: 16.05.2017, 10h57

La sélection digitale



Francesco Piva, 29 ans: «Je joue souvent sur le site codingame.com avec des amis», raconte Francesco Piva, passionné d’informatique et participant des Open Geneva Hackathons, qui se sont tenus en ville ce week-end. «Cette plate-forme propose des jeux et des défis à relever le plus vite possible grâce au langage du code. Sympa et enrichissant, même pour les débutants.» Lors de ses sorties, le Genevois utilise l’application Untappd: «J’y note les bières que j’ai testées et en découvre d’autres bien référencées.»

Les bons plans



Sylvain Leutwyler, 24 ans, copréside le Collectif pour une vie nocturne riche, vivante et diversifiée. Autant dire que la nuit, ça le connaît. De même que le milieu associatif genevois, qu’il côtoie au quotidien. Mercredi, il pense se glisser dans un siège du Victoria Hall. L’Orchestre de la Suisse romande y interprète Petrouchka d’Igor Stravinsky. «J’aime la musique, je joue moi-même du basson. Quand je peux, je profite des offres de l’association des Zamis pour les jeunes mélomanes.» Il se rendra le lendemain à l’Apér’ô Terreau, soirée festive qu’il organise un jeudi sur deux au Terreau, à Saint-Gervais, une salle acquise par le collectif, en partenariat avec la Ville. Vendredi, Sylvain Leutwyler se rendra à l’ouverture de la Barje des Sciences à la Perle du Lac. «C’est un bar associatif estival qui s’engage aussi pour la réinsertion professionnelle. J’aime bien le concept, l’emplacement, c’est hyperdétendu.» Samedi, autre lieu, autre ambiance. Il enfilera un casque pour la troisième «silent party» organisée par le Silent Project dans des lieux insolites. Cette fois, c’est la gare de Sécheron qui sera investie par les noctambules. Sa semaine se termina probablement à la Boulangerie Le Saint Honoré, rue de Carouge. «Elle est à deux pas de chez moi, ouverte 24 h/24. Parfait en retour de soirée.»

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